Le chef du gouvernement libanais, Nawaf Salam, lors d'un Conseil des ministres au Grand sérail à Beyrouth, le 8 juin 2026. Photo Grand sérail
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a révélé lundi que les frappes israéliennes avaient tué 47 membres des services de sécurité, depuis le début du conflit entre Israël et le Hezbollah. Selon des statistiques présentées lors d'une réunion du Conseil des ministres, Nawaf Salam a énuméré les pertes militaires depuis le 1er mars 2026, comptant 29 victimes au sein de l'armée libanaise, 3 parmi les Forces de sécurité intérieure (FSI), 1 au sein de la Sûreté générale, 13 parmi les membres de la Sécurité de l’État tués dans une même frappe le 13 avril dernier sur le Sérail de Nabatiyé, et une victime issue de la police parlementaire.
Trois militaires, dont deux officiers, ont été tués samedi matin dans une frappe israélienne de drone contre un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, au Liban-Sud. Deux d'entre eux ont été enterrés dimanche, le troisième a été inhumé lundi.
M. Salam a par ailleurs déclaré que 70 frappes aériennes ont été recensées dimanche, ainsi que 33 tirs de missiles. « Le nombre total de violations du cessez-le-feu par Israël, du 17 avril au 7 juin, est de 3 491 frappes aériennes. Ce chiffre ne concerne que la période durant laquelle le cessez-le-feu, que le Liban s’efforce de respecter, est entré en vigueur », a-t-il souligné.
Par ailleurs, et selon les chiffres présentés par le Premier ministre, Israël a procédé à 407 dynamitages, 6 opérations de terrassement à divers endroits et 6 incursions terrestres. Sur le plan humain, le conflit a fait un total de 3 526 tués et 10 733 blessés depuis le début de la guerre, a-t-il ajouté.
Malgré un nouveau cessez-le-feu annoncé mercredi, à l'issue du quatrième tour de négociations libano-israéliennes à Washington, les frappes israéliennes se poursuivent au Liban-Sud, tandis que le Hezbollah continue de mener des attaques contre des cibles israéliennes. Une trêve était auparavant entrée en vigueur le 17 avril, sans être jamais respectée.


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