Le ministre de la Justice Adel Nassar. Photo Ani
Le ministre de la Justice Adel Nassar a estimé dans une interview accordée à la chaîne saoudienne « al-Arabiya », que la volonté du Liban d'engager de négociations directes avec Israël ne signifie pas que le pays cherche à se soumettre aux conditions de l’État hébreu, comme le soulignent ceux qui s’y opposent. Pour lui, la diplomatie reste le moyen le plus approprié à ce stade pour traiter la crise et éviter une nouvelle escalade.
Le ministre a en même temps condamné « les bombardements israéliens systématiques des quartiers, des immeubles résidentiels et des sites archéologiques, ce qui freine le processus de négociation », estimant que « le Hezbollah, de son côté, entrave la capacité de l’État libanais à négocier en position de force ». Il a enjoint le parti chiite « à cesser ses aventures et à soutenir le choix de l’État et de ses institutions ».
« Le Hezbollah a sacrifié les Libanais en Syrie et mène des combats uniquement pour ses propres intérêts », soulignant que ses dirigeants « entraînent le Liban dans des guerres que les gens n’ont pas choisies », imputant la reprise de la guerre le 2 mars contre Israël au lancement de six roquettes contre le territoire israélien.
Ces tirs de roquettes sont intervenus dans le sillage du conflit déclenché le 28 février par Washington et Tel-Aviv contre Téhéran, soutien du Hezbollah, alors que des négociations avaient lieu entre les responsables américains et iraniens.
Adel Nassar a enfin appelé à « renforcer le rôle de l’État libanais et à limiter la décision sécuritaire et militaire à ses institutions légitimes, afin de préserver la souveraineté du pays et d’éviter de nouvelles crises ».

