Un avion de chasse F-35 s'apprête à décoller d'un porte-avions américain déployé au Moyen-Orient. Photo US Centcoom via X/Reuters
Les États-Unis ont annoncé avoir lancé de nouvelles frappes dans le sud de l'Iran dans la soirée du 25 mai, ciblant des sites de missiles iraniens et des bateaux qui tentaient de poser des mines, alors que les négociations pour la conclusion d'un cessez-le-feu sont toujours en cours.
Le porte-parole du Commandement central des États-Unis (Centcom), Tim Hawkins, a déclaré à Fox News que ces frappes ont été menées en « légitime défense » et visaient à protéger les troupes américaines. Selon des sources interrogées par Fox News, l'armée américaine a détruit deux navires des gardiens de la révolution surpris en train de poser des mines dans le détroit d'Ormuz. Elle a également frappé un site de missiles sol-air à Bandar Abbas qui visait des avions de guerre américains. Selon ces deux sources, ces « frappes défensives » n'indiquent pas la fin du cessez-le-feu.
De leur côté, les médias iraniens proches du pouvoir dont FarsNews ont confirmé à 23 heures que des explosions ont été entendues à Bandar Abbas, le principal port militaire iranien, ainsi qu'aux alentours de Sirik, de Jask et de l’île de Larak, à l'est du port. Les médias iraniens ont diffusé mardi, les noms de trois personnes tuées dans les frappes au sud de l'île de Larak. Selon ce média, il s'agit d'un bilan provisoire.

Le lendemain, l'agence de presse iranienne ISNA a rapporté que le Corps des gardiens de la révolution avait abattu un drone américain de type MQ-9 Reaper, repéré dans l'espace aérien iranien au-dessus du golfe Persique.
Le communiqué a également indiqué qu'un drone de type RQ-4 Global Hawk et un chasseur F-35 Lightning II avaient été pris pour cible, ce qui les a contraints à fuir et à quitter l'espace aérien iranien. L'armée américaine n'a pas confirmé ces allégations.
Le Corps des gardiens de la révolution a affirmé que toute violation du cessez-le-feu de la part de l'armée américaine sera confrontée à une riposte équivalente, considérant que ce droit est « légitime et inéluctable ». Le ministère iranien des Affaires étrangères estime quant à lui que les États-Unis ont violé le cessez-le-feu.
Enfin, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a jugé que les bases américaines situées dans les pays du Golfe ne sont désormais plus protégées. « Il est certain qu'il n'y aura pas de retour en arrière et que les nations et territoires de la région ne serviront plus de boucliers aux bases américaines ».

