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Raggi à Rome et au Vatican pour évoquer l’offensive israélienne au Liban-Sud


Raggi à Rome et au Vatican pour évoquer l’offensive israélienne au Liban-Sud

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi. Photo ANI

Le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi s'est rendu dimanche à Rome et au Vatican, pour une visite officielle au cours de laquelle il doit s'entretenir avec le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, ainsi qu'avec son homologue italien, Antonio Tajani.

Cette visite s’inscrit dans le cadre des prises de position répétées du pape Léon XIV appelant à la paix au Liban, ainsi que du rôle diplomatique que joue le Saint-Siège, loin des projecteurs, pour le renforcement de l’État libanais. Depuis l’élection de Joseph Aoun à la présidence de la République et la formation du gouvernement de Nawaf Salam début 2025, les autorités libanaises expriment leur volonté non seulement d’effectuer les réformes économiques nécessaires, mais d’étendre aussi leur souveraineté sur tout le territoire libanais, démarche qui passe par le désarmement des milices, avec à leur tête le Hezbollah. L’ouverture par ce dernier le 2 mars d’un front de soutien à l’Iran complique cette tâche et pousse les autorités de Beyrouth à engager des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Joe Raggi a entamé sa visite au Vatican et en Italie par une visite à l’Institut pontifical maronite de Rome, accompagné d’une délégation comprenant l’ambassadeur du Liban près le Saint-Siège, Fadi Assaf, et l’ambassadrice du Liban en Italie, Carla Jazzar. Il a été accueilli par le représentant patriarcal auprès du Saint-Siège et président de l’Institut pontifical maronite de Rome, Mgr Georges Abi Saad, ainsi que par le directeur de l’Institut, Mgr Joseph Sfeir, en présence de plusieurs prêtres, des membres de l’Institut pontifical maronite et de membres de la communauté libanaise. Le ministre a souligné « l’importance de l’école maronite et de l’agence patriarcale à Rome » et salué le rôle de relais entre le Liban et le monde assumé par la diaspora libanaise.

Depuis le début du présent conflit, le nonce apostolique Paolo Borgia s’est illustré par nombre de visites risquées aux communautés chrétiennes demeurées sur leurs terres, à la frontière au Liban-Sud.

Concernant la visite du ministre Raggi en Italie, l’Agence nationale d'information précise que du côté italien, « les discussions porteront sur l’intérêt de l’Italie dans le renforcement de la stabilité au Liban, ainsi que sur le rôle joué par Rome au sein de l’Union européenne dans ce dossier ».

Dans ce contexte, le ministre devrait aborder avec son homologue Tajani la question du soutien militaire italien à l’armée libanaise, ainsi que la contribution active de l’Italie à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul, dont le mandat s’achève en fin d’année), en tant que l’un des principaux pays contributeurs, ajoute l’agence.

Le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi s'est rendu dimanche à Rome et au Vatican, pour une visite officielle au cours de laquelle il doit s'entretenir avec le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, ainsi qu'avec son homologue italien, Antonio Tajani.Cette visite s’inscrit dans le cadre des prises de position répétées du pape Léon XIV appelant à la paix au Liban, ainsi que du rôle diplomatique que joue le Saint-Siège, loin des projecteurs, pour le renforcement de l’État libanais. Depuis l’élection de Joseph Aoun à la présidence de la République et la formation du gouvernement de Nawaf Salam début 2025, les autorités libanaises expriment leur volonté non seulement d’effectuer les réformes économiques nécessaires, mais d’étendre aussi leur souveraineté sur tout le...