Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors d'une visite sur la ligne de front, dans la région de Dnipropetrovsk, le 8 mai 2026. Photo Ukrainian Presidential Press Service/Handout via REUTERS
La Russie et l'Ukraine se sont accusées mutuellement samedi de violer le cessez-le-feu temporaire, Vladimir Poutine assurant n'avoir toujours pas reçu de proposition de l'Ukraine sur l'échange de prisonniers annoncé par Donald Trump.
Le président américain a annoncé vendredi soir un cessez-le-feu de trois jours entre l'Ukraine et la Russie à partir de samedi. Mais « depuis le début de la journée, le nombre d’attaques menées par l'agresseur a atteint 51 », a indiqué l’état-major ukrainien. De son côté, le ministère russe de la Défense a déclaré que « malgré la déclaration de cessez-le-feu, des groupes armés ukrainiens ont lancé des attaques à l’aide de drones et d'artillerie ». Des drones tirés par la Russie ont tué deux civils et en ont blessé trois dans les régions de Zaporijjia et de Dnipropetrovsk, dans le centre de l'Ukraine, selon les autorités locales.
L'échange de prisonniers en question
Peu après l'annonce vendredi de Donald Trump, Kiev et Moscou avaient confirmé avoir accepté la trêve et l'échange de prisonniers. Mais Vladimir Poutine a assuré samedi soir que la Russie n'avait toujours pas reçu de proposition de la part de l'Ukraine concernant l'échange. « Nous comptons sur la partie ukrainienne pour répondre à la proposition faite par le président des États-Unis. Malheureusement, nous n'avons toujours reçu aucune proposition à ce jour », a affirmé M. Poutine aux journalistes. Il a aussi assuré que la guerre en Ukraine « touchait à sa fin » et a fustigé les pays occidentaux pour leur soutien à Kiev.
Il avait dénoncé samedi matin, lors d'un bref discours sur la place-Rouge pour les commémorations du 9-mai 1945, le fait que son armée affrontait en Ukraine des forces « agressives » soutenues par l'OTAN.

