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Aoun devant une délégation française : « Les échanges avec Macron traduisent une volonté de soutenir le Liban afin de mettre fin à l’état de guerre »


Aoun devant une délégation française : « Les échanges avec Macron traduisent une volonté de soutenir le Liban afin de mettre fin à l’état de guerre »

Le président libanais Joseph Aoun aux côtés du chef de l'état-major particulier du président français, Vincent Giraud à Baabda, le 5 mai 2026. Photo tirée du compte X de la présidence libanaise

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré mardi après-midi au chef de l'état-major particulier du président français, le général Vincent Giraud, que « les échanges réguliers avec Emmanuel Macron traduisent une volonté de soutenir le Liban afin de mettre fin à l’état de guerre et de l’aider dans tous les domaines ». La trêve entrée en vigueur le 16 avril reste largement inappliquée, notamment au Liban-Sud, où les combats se poursuivent et ont fait des dizaines de morts et de blessés du côté libanais.

« Le Liban apprécie hautement les efforts déployés par le président Macron pour l’aider à faire face à la crise actuelle résultant de la poursuite des attaques israéliennes sur son territoire et de l’escalade militaire en cours dans le Sud », a déclaré le chef de l'État au général Giraud accompagné d'une délégation française, reçus au palais de Baabda.

Le chef de l’État a dénoncé « les pratiques agressives israéliennes, telles que la destruction et le dynamitage de maisons, ainsi que les attaques visant des civils », insistant sur le fait que « l’option des négociations adoptée vise à mettre fin aux souffrances des habitants du Sud en particulier, et des Libanais en général ». Joseph Aoun avait plus tôt affirmé qu'une troisième réunion devrait avoir lieu à Washington « dans les prochains jours », au niveau des ambassadeurs libanais et israélien. Ces derniers se sont déjà rencontrés à deux reprises courant avril dans des séances préparatoires directes, qui doivent permettre de définir le cadre des négociations entre Beyrouth et Tel-Aviv.

Les discussions avec la délégation française ont par ailleurs porté sur la période suivant le retrait du Liban-Sud des soldats de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), qui doit débuter le 31 décembre 2026 pour un départ complet d’ici à fin 2027. Le président Aoun a dans ce sens indiqué que le Liban « accueille favorablement la volonté de la France et d’autres pays européens de maintenir une présence militaire dans le Sud afin d’aider l’armée libanaise à y préserver la sécurité et la stabilité », précisant que les modalités de ce déploiement seront définies en concertation avec les pays concernés et les Nations unies.

Enfin, Joseph Aoun a remercié le général Giraud pour « le soutien apporté par la France à l’armée libanaise en matière de formation et d’équipement », ainsi que pour « le rôle joué par le président Macron en vue d’organiser une conférence de soutien à l’armée et aux Forces de sécurité intérieure », reportée en raison de la guerre déclenchée le 2 mars, quelques jours avant sa tenue à Paris. Il a enfin insisté sur l’importance de la tenue d’une conférence sur la reconstruction, comme annoncé par le président français.

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré mardi après-midi au chef de l'état-major particulier du président français, le général Vincent Giraud, que « les échanges réguliers avec Emmanuel Macron traduisent une volonté de soutenir le Liban afin de mettre fin à l’état de guerre et de l’aider dans tous les domaines ». La trêve entrée en vigueur le 16 avril reste largement inappliquée, notamment au Liban-Sud, où les combats se poursuivent et ont fait des dizaines de morts et de blessés du côté libanais.« Le Liban apprécie hautement les efforts déployés par le président Macron pour l’aider à faire face à la crise actuelle résultant de la poursuite des attaques israéliennes sur son territoire et de l’escalade militaire en cours dans le Sud », a déclaré le chef de l'État au général Giraud...