Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, rencontre la ministre britannique de l’Intérieur Yvette Cooper au département d’État à Washington (États-Unis), le 29 avril 2026. REUTERS/Eric Lee
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio se rendra à Rome du 6 au 8 mai afin de renforcer les relations bilatérales avec l'Italie et le Vatican, malmenées depuis la guerre en Iran, a annoncé lundi le département d'Etat.
Il y « rencontrera les dirigeants du Saint-Siège pour discuter de la situation au Moyen-Orient », a indiqué le porte-parole du département d'Etat, Tommy Pigott, dans un communiqué.
M. Rubio doit également avoir des entretiens avec ses homologues italiens qui « porteront principalement sur les intérêts communs en matière de sécurité et l'alignement stratégique », selon lui.
Le déplacement de M. Rubio avait été éventé par la presse italienne dès dimanche et le Vatican a confirmé lundi la rencontre avec le pape jeudi, qui intervient après les virulentes critiques de Donald Trump à l'encontre de Léon XIV. Le président américain s'en est pris de façon acerbe au souverain pontife, dont il n'a pas apprécié la rhétorique pacifiste ni les positions sur l'immigration.
Léon XIV, premier pape américain de l'histoire, âgé de 70 ans, célébrera vendredi sa première année à la tête des 1,4 milliard de catholiques dans le monde, après son élection par les cardinaux le 8 mai 2025, à la suite de la mort du pape François.
La visite de M. Rubio à Rome intervient dans un contexte de fortes tensions entre les États-Unis et des pays européens en raison notamment de la guerre au Moyen-Orient.
Le département d'État n'a pas fait mention d'un entretien avec la Première ministre d'extrême droite Giorgia Meloni, mais il est habituel lors de ce type de déplacement que le chef de la diplomatie américaine soit reçu par les dirigeants locaux. Mme Meloni est l'une des plus proches alliées en Europe de Donald Trump, mais les relations se sont récemment tendues après les propos du président américain sur le pape. Washington accuse aussi ses alliés européens dans l'Otan, dont l'Italie, de n'être pas venu à son aide dans la guerre au Moyen-Orient.

