Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, prononce un discours lors de l'ouverture de la session de printemps de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), qui se tient jusqu'au 24 avril à Strasbourg, dans l'est de la France, le 20 avril 2026. Photo Jean-Christophe Verhaegen / AFP
La France organisera le 12 juin à Paris une réunion internationale consacrée à la solution de paix au conflit israélo-palestinien dite à deux Etats, a annoncé jeudi son ministre des Affaires étrangères dans un message vidéo, diffusé à Tel-Aviv à l'attention d'un rassemblement pacifiste.
Après la « décision capitale » par la France de reconnaître l'État de Palestine en septembre, Paris accueillera le 12 juin « une conférence internationale pour que les sociétés civiles israélienne et palestinienne puissent faire entendre leur voix », a déclaré Jean-Noël Barrot à l'adresse des participants au « Sommet populaire de la paix ».
L'événement est organisé par « It's time » (« Il est temps »), une coalition se présentant comme une alliance de 80 organisations oeuvrant à mettre fin ensemble au conflit israélo-palestinien par un accord politique garantissant aux deux peuples le droit à l'autodétermination et à une vie en sécurité.
Quelques centaines de personnes participent à ce rassemblement jeudi après-midi à Tel-Aviv, ont constaté des journalistes de l'AFP.
« Alors que le Proche-Orient demeure profondément meurtri par les attaques terroristes du 7 octobre (2023) en Israël, par plus de deux ans et demi de guerre dévastatrice à Gaza et par une crise humanitaire qui hélas ne faiblit pas, votre présence ici est un acte de résistance à la fatalité et à la résignation », a affirmé le ministre français.
M. Barrot a tenu ces propos alors que le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël, refuse avec la dernière énergie l'émergence d'un Etat palestinien souverain et pleinement indépendant en Cisjordanie et à Gaza. Il s'emploie sur le terrain à rendre impossible cette solution et étend la colonisation.
Du côté palestinien, l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, rival du mouvement islamiste Hamas (à l'origine de l'attaque du 7-Octobre) et partisan du processus de paix aujourd'hui moribond lancé par les accords d'Oslo (1993), apparaît extrêmement fragilisée et très impopulaire.

