Suzanne el-Hussein, encadrée de ses deux filles le 23 avril dans le cimetière de Chmistar, cible d'une frappe israélienne le 8 avril 2026. Photo Lina Malers/L'Orient-Le Jour
Face aux crimes de guerre présumés d’Israël, l’État, que beaucoup de Libanais estiment condamné à l’impuissance, tente de s’en remettre à une justice internationale jusque-là aux abonnés absents.
L'OLJ / Par Emmanuel HADDAD, le 28 avril 2026 à 12h12
Suzanne el-Hussein, encadrée de ses deux filles le 23 avril dans le cimetière de Chmistar, cible d'une frappe israélienne le 8 avril 2026. Photo Lina Malers/L'Orient-Le Jour
En résumé Ignorer la cause, c’est accepter la répétition du désastre. Nommer la cause, c’est déjà commencer à défendre l’avenir de notre cher pays le Liban.
’existence d’une force armée hors du contrôle de l’État et liée à une puissance étrangère — ne sera pas adressée, les mêmes tragédies se répéteront. Avec tout le respect pour le journal L’Orient-Le Jour, j’observe que nombre d’articles mettent l’accent sur les conséquences, mais trop rarement sur les racines du problème. Or, ignorer la cause, c’est condamner le pays à revivre les mêmes tragédies. Si nous restons aveugles face à l’origine de la crise, les complications ne feront que s’aggraver — jusqu’à devenir irréversibles, voire fatales, pour notre pays et pour les générations à venir.
Prenons une image simple : un patient diabétique peut perdre la vue, développer des problèmes vasculaires, aller jusqu’à l’amputation ou l’insuffisance rénale. Si l’on traite uniquement ces complications sans contrôler le diabète, l’issue est prévisible — et souvent fatale. C’est exactement ce qui se passe au Liban. On parle abondamment des dégâts, des pertes, des drames humains — à juste titre — mais trop peu de la cause profonde de cette spirale. Alors oui, on peut continuer à pleurer les destructions, les déplacés et les pertes humaines. Mais tant que la cause profonde
Avec tout le respect que je dois à celles et ceux qui perdent des êtres chers, leurs maisons ou leurs biens — et à ceux qui sont déplacés — j’éprouve une réelle empathie pour leur souffrance. Mais on ne peut pas se contenter de regarder les conséquences sans s’attaquer à la cause. Il faut avoir le courage de nommer la maladie, pas seulement ses symptômes. Le Liban n’est pas victime d’une fatalité. Il est prisonnier d’un système armé parallèle, incarné par Hezbollah, soutenu, financé et structuré par le république islamique de l’Iran
Il y a des organisations, des milices, et des mercenaires paramilitaires tous TERRORISTES. Ils en ont fait leur JOB. Mais il y a aussi des etats PLUS TERRORISTES que les terroristes... OU : en meme temps PATRONS de terroristes. - LA JUSTICE ? HARO SUR LES BAUDETS !
Qu'on arrête d'utiliser ce terme galvaudé de martyr et qu'on dise à la place "victime". Martyr ça n'existe pas dans le droit international.
Très pertinente, la remarque de Madame Hacker. Le "chahid" est un témoin avant de devenir un martyr, et c'est bien ce qui dérange Israël. Il faudrait placarder des immenses panneaux avec les photos et les noms des journalistes tués par l'armée sioniste criminelle dans toutes les villes européennes bien-pensantes qui défendent la démocratie et... la liberté d'expression (bien sûr à condition que ce ne soit pas pour critiquer Israël).
Bien sûr, tous ces sinistrés sans exceptions jures qu'il n'y avait aucune arme du Hezbola dans le quartier. Vraiment? Ou est-ce que le Hezbola cache donc toutes c'est dizaines de milliers de missiles, de lanceurs de missiles, de roquettes, de drones, d'armes de toutes sortes? Ils n'ont ni casernes ni entrepôt comme tel. Ce cauchemar, ce désastre, toutes ces pertes, ces destructions et toutes ces vies fauchées prématurément sont le resultat du fait que, du simple citoyen jusqu'au Président, les Libanais ne soient pas maîtres chez eux.
Le Hezbola attaque à sa guise avec comme stratégie de défense d'utiliser les civiles comme boucliers humains et d'attendre à ce que la communauté internationale fasse pression sur Israel de cesser les contres attaques. Toutes ces conventions humanitaires ont été conçus en cas de guerres entre armées régulières. Aujourd'hui ces conventions humanitaires font le jeux d'organisations terroristes qui se planquent parmis les civiles. En laissant les terroristes s'installer parmis eux, les civiles acceptent de servir de boucliers humains.
Merci au journal et aux journalistes d’avoir publié les mots de ces survivants. Et une pensée tous les jours pour les journalistes libanais et palestiniens tués au travail. En arabe, « martyre » et « témoin » partage une racine.
La réponse est à la fois morale, politique et juridique. La réponse morale: Il est douloureux de voir des crimes impunis. Mais les familles des libanais et syriens tués par le hezballah méritent aussi réparation. Sur le plan politique: C'est le deep state au service de hezballah qui a mis des batons dans les roues à l'adhésion à la CPI car cela se serait retourné en premier contre la milice. Encore une fois, les sympathisants de celle ci, veulent la justice qui uniquement leur convient. Sur le plan juridique: N. Salam a pu faire condamner B. Nathanyahou, ce que le hezb n'a pas réussi !
En résumé Ignorer la cause, c’est accepter la répétition du désastre. Nommer la cause, c’est déjà commencer à défendre l’avenir de notre cher pays le Liban.
19 h 39, le 02 mai 2026