Des immeubles détruits dans la banlieue sud de Beyrouth après des frappes israéliennes, le 12 mars 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
L’Union des municipalités de la banlieue sud de Beyrouth a appelé dimanche les établissements scolaires à différer la reprise de l’enseignement en présentiel, après des informations faisant état d’une intention de certaines écoles privées de rouvrir leurs portes et de rappeler élèves, enseignants et personnels administratifs. Elle a souligné que l’enseignement à distance demeure une alternative adaptée aux circonstances actuelles.
Alors que la majorité des écoles publiques ont suspendu les cours et accueillent des déplacés de la guerre entre Israël et le Hezbollah, la banlieue sud de la capitale a été massivement bombardée par l’aviation israélienne au cours du conflit, du 2 mars au 17 avril, date de l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu fragile, initialement prévu pour dix jours puis prolongé de trois semaines après une réunion libano-israélienne à Washington.
Dans un communiqué publié dimanche, l’Union a estimé que les conditions ayant conduit à la suspension des cours restent inchangées, soulignant que la trêve en vigueur « ne suffit pas à rassurer » en raison de la persistance de l’instabilité sécuritaire. Elle a mis en garde contre les risques d’une dégradation soudaine de la situation, susceptible de provoquer « confusion et panique » au sein des établissements, ainsi que des dangers pour la sécurité des élèves et du personnel. Elle a également indiqué que les autorités éducatives concernées ne recommandent pas, à ce stade, une reprise des cours en présentiel, tandis qu’un grand nombre de familles d’élèves restent déplacées, ce qui entrave le bon déroulement de l’année scolaire. L’Union a enfin appelé les directions d’écoles à faire preuve de retenue et à reporter toute décision de reprise, « jusqu’à ce que la situation se clarifie et qu’un minimum de stabilité et de sécurité soit garanti ».

