des embarcations dans le port de Souq Sharq, à Koweït City, le 24 avril 2026. Photo d'illustration YASSER AL-ZAYYAT / AFP
Un journaliste américano-koweïtien emprisonné au Koweït, notamment accusé de diffusion de fausses informations dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, a été libéré selon un responsable du département d'Etat américain vendredi.
Ahmed Shihab-Eldin, journaliste indépendant ayant travaillé pour le New York Times, Al Jazeera English ou la télévision américaine PBS, avait été arrêté le 3 mars alors qu'il rendait visite à sa famille. Emprisonné pendant 52 jours, il a été acquitté jeudi, a annoncé le Comité pour la protection des journalistes, (CPJ), alors que les pays du Golfe répriment le partage d'images de la guerre régionale.
Le journaliste a « quitté le Koweït sain et sauf », a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat. « Pendant sa détention, le département d'État est resté en contact avec M. Shihab-Eldin et lui a fourni une assistance consulaire », selon la même source.
Selon le CPJ, il était poursuivi notamment « pour diffusion de fausses informations, atteinte à la sécurité nationale et mauvais usage de son téléphone portable », des accusations dénoncées comme étant « vagues et excessivement larges, régulièrement utilisées pour réduire au silence les journalistes indépendants ». L'une de ses dernières publications sur les réseaux sociaux était une vidéo d'un des avions de combat américains abattus par erreur au Koweït par la défense aérienne du pays, aux premiers jours du conflit déclenché le 28 février par l'offensive américano-israélienne en Iran.
Des centaines de personnes ont été arrêtées à travers le Golfe depuis le début du conflit pour avoir partagé des images d'attaques de drones ou de missiles tirés en représailles par l'Iran, de dégâts ou de débris d'interceptions. Ces tirs ont été quasi quotidiens depuis le début du conflit le 28 février, et jusqu'à l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril. Les journalistes ont également été inquiétés pour ce genre d'images, et interdits dans certains pays de filmer ou de prendre des photos de dégâts causés par la guerre.


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