Des véhicules circulent sur une autoroute de Koweït City le 22 avril 2026, dans un contexte de cessez-le-feu régional. Photo Yasser al-Zayyat / AFP
Deux drones en provenance d'Irak ont visé vendredi des postes-frontières dans le nord du Koweït faisant des dégâts mais pas de victimes, selon l'armée koweïtienne, des tirs condamnés par Bagdad.
« Ce matin, deux postes-frontières à la frontière nord du Koweït ont été ciblés par un acte criminel d'agression impliquant deux drones chargés d'explosifs (...) en provenance de la République d'Irak, entraînant des dommages matériels mais (...) aucune victime », a indiqué l'armée, dans un communiqué publié sur X.
Le ministre irakien de l'Intérieur, Abdel Amir al-Chammari, a dénoncé ces actes lors d'un entretien téléphonique avec son homologue koweïtien, estimant qu'ils « portaient atteinte à la réputation des relations fraternelles entre les deux pays » a rapporté l'agence de presse officielle irakienne INA.
Et il a annoncé qu'une commission d'enquête avait été ordonnée pour « identifier les responsables et de les traduire en justice ».
L'Irak a été entraîné malgré lui dans la guerre déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran.
Des groupes pro-iraniens y ont attaqué les intérêts américains en Irak et dans la région, essuyant en retour des attaques imputées aux Etats-Unis et à Israël. Ces groupes avaient indiqué suspendre leurs actions après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril.
Les pays du Golfe avaient de leur côté demandé au gouvernement irakien de prendre des mesures pour faire cesser ces attaques lancées depuis l'Irak.

