Des navires et embarcations dans le détroit d’Ormuz, au large de la péninsule de Musandam Peninsula (Oman), le 20 avril 2026. Photo Reuters
Le trafic maritime à travers le détroit d’Ormuz est resté largement paralysé mardi, avec seulement trois navires ayant traversé ce passage au cours des dernières 24 heures, selon des données de navigation consultées par Reuters.
Un blocus américain des ports iraniens a provoqué la colère de Téhéran, qui a répliqué en maintenant ses propres restrictions sur le détroit, par lequel transite habituellement environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié. Le pétrolier Ean Spir a traversé le détroit d’Ormuz mardi après avoir auparavant fait escale dans un port irakien, selon des données de suivi maritime sur la plateforme MarineTraffic. Le cargo Lianstar a également emprunté le détroit en provenance d’un port iranien, selon ces mêmes données.
Par ailleurs, le pétrolier de gaz de pétrole liquéfié Meda a traversé le détroit lundi lors de sa deuxième tentative de quitter le Golfe, après avoir fait demi-tour auparavant, d’après une analyse satellitaire de la société SynMax spécialisée dans l’analyse de données. Ces traversées restent très inférieures aux quelque 140 navires qui empruntaient quotidiennement ce passage avant le début de la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, le 28 février.
Plus d’une douzaine de pétroliers ont franchi le détroit après que l’Iran a brièvement annoncé sa réouverture vendredi. Mais un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran semblait menacé mardi, Téhéran ayant promis de riposter à la saisie par les États-Unis d’un de ses navires et refusant de participer à de nouveaux pourparlers de paix. L’armée iranienne a indiqué qu’un pétrolier iranien était entré dans ses eaux territoriales en provenance de la mer d’Arabie lundi, avec l’aide de la marine iranienne, malgré ce qu’elle décrit comme des avertissements et menaces répétés de la force navale américaine.

