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Dernières Infos - cessez le feu au liban 2026

La « commission parlementaire pour la protection des biens civils et la prévention de la destruction systématique » commence ses travaux


La « commission parlementaire pour la protection des biens civils et la prévention de la destruction systématique » commence ses travaux

Le député Amal Fady Alamé. Photo d'archives Ani

Les députés Fady Alamé, Achraf Beydoun (Amal) et Élias Jradé (opposition, mais qui s’est récemment rapproché du Hezbollah) ont tenu une conférence de presse pour présenter la nouvelle commission parlementaire « pour la protection des biens civils et la prévention de la destruction systématique », créée alors que la guerre entre le Hezbollah et Israël connaît un cessez-le-feu de dix jours décrété la semaine dernière. Il s’agit d’une commission ad hoc, et non d’une commission permanente dont la création doit être approuvée par le Parlement.

« Après l’annonce de la trêve temporaire entrée en vigueur dans le Sud le 16 avril, à la suite d’efforts et de démarches arabes, régionales et internationales, l’occupation israélienne a continué de violer le cessez-le-feu. Afin de dénoncer ces violations et d’œuvrer à leur arrêt, j’ai appelé mes collègues le Dr Beydoun, le Dr Jradé, le Dr Kassem et moi-même à former une commission parlementaire pour la protection des biens civils et la prévention de la destruction systématique. Celle-ci mènera une série d’activités à partir d’aujourd’hui », a déclaré Fady Alamé depuis le Parlement.

« Certains pourraient se demander ce qu’une commission parlementaire peut faire face à l’agression israélienne quotidienne », a-t-il poursuivi avant de répondre lui-même à cette question.

« Dans les cadres juridiques et politiques, nous suivrons la question du respect du cessez-le-feu avec les parties libanaises concernées, les ambassadeurs arabes, régionaux et les pays amis, ainsi que les grandes puissances. Nous travaillerons à collecter des informations auprès du commandement de l’armée et des institutions officielles, comme le Conseil du Sud, le Conseil de développement et de reconstruction, la Croix-Rouge et d’autres. Le travail de la commission constituera une étape pour soutenir la position officielle libanaise et élever la voix afin de parvenir à la cessation des violations et à la fin de l’occupation », a-t-il expliqué.

« Ce que fait l’ennemi israélien constitue sans aucun doute une destruction systématique de toutes les formes de civilisation humaine. Nous œuvrons à la documenter et à l’empêcher », a de son côté résumé Élias Jradé, avant d’ajouter que « l’essentiel, pour cette commission, est de parler au nom du peuple libanais afin d’affirmer que l’agression en cours les vise tous et que faire face à cette agression est la responsabilité de chacun d’entre eux ».

« Le cadre de cette commission parlementaire est né d’un cri de douleur venu du Sud, un cri de souffrance d’une population qui se sent abandonnée à son sort et à un avenir sombre en raison de ces violations extrêmement graves des lois et des normes internationales », a renchéri Achraf Beydoun.

Pour les trois députés, l’armée israélienne s’est rendue coupable de « destruction à grande échelle de biens civils et de leur appropriation sans nécessité militaire en violation du droit », de « déplacement direct ou indirect d’habitants », d’« attaques délibérées contre des bâtiments religieux, éducatifs, caritatifs, des sites historiques et des hôpitaux », de « pillage et de destruction de biens », de la précipitation de « conséquences humanitaires graves provoquées par une déstabilisation durable de la vie civile », ou encore de « destructions compromettant la stabilité future du Sud et toute perspective de règlement ou de paix durable ».

Les députés Fady Alamé, Achraf Beydoun (Amal) et Élias Jradé (opposition, mais qui s’est récemment rapproché du Hezbollah) ont tenu une conférence de presse pour présenter la nouvelle commission parlementaire « pour la protection des biens civils et la prévention de la destruction systématique », créée alors que la guerre entre le Hezbollah et Israël connaît un cessez-le-feu de dix jours décrété la semaine dernière. Il s’agit d’une commission ad hoc, et non d’une commission permanente dont la création doit être approuvée par le Parlement.« Après l’annonce de la trêve temporaire entrée en vigueur dans le Sud le 16 avril, à la suite d’efforts et de démarches arabes, régionales et internationales, l’occupation israélienne a continué de violer le cessez-le-feu. Afin de dénoncer ces violations...