Un bâtiment détruit dans les bombardements israéliens à Nabatiyé, au Liban-Sud, le 17 avril 2026. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
La société de téléphonie mobile Touch a annoncé mardi avoir rétabli, depuis vendredi — date d’entrée en vigueur du cessez-le-feu de dix jours entre le Hezbollah et Israël — plus de 85 % de la couverture de son réseau au Liban-Sud, dans la banlieue sud de Beyrouth et dans la Békaa-Ouest, trois zones parmi les plus durement touchées, où s’est concentrée l’essentiel des bombardements israéliens.
Dans un communiqué, l’entreprise a précisé que les pannes restantes concernent « des stations toujours inaccessibles pour des raisons sécuritaires », ce qui empêche leur réparation à ce stade.
Les équipes techniques ont ainsi pu réparer et assurer la maintenance de 115 stations sur les 135 mises hors service en raison de la guerre, sur un total de 408 stations présentes dans ces trois zones où les services de télécommunications et de données mobiles sont de nouveau disponibles pour les abonnés. L’opérateur indique également avoir rétabli le service internet dans les villages de Chebaa, Rmeich, Aïn Ebel et Kaouzah.
Le 15 avril, des habitants de Aïn Ebel redoutaient encore « une coupure totale des communications avec le monde extérieur », , selon des témoignages recueillis par L’Orient-Le Jour. Dans ce village frontalier, qui était pris au piège des combats entre le Hezbollah et l’armée israélienne, les réseaux de téléphonie mobile et le Wi-Fi étaient la plupart du temps hors service.
Le second opérateur de téléphonie mobile, Alfa, n’a pour sa part rien communiqué.


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