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Dernières Infos - cessez le feu au liban 2026

Air Arabia et Cyprus Airways annoncent leur retour à Beyrouth, d’autres pourraient rapidement suivre

« Nous espérons que l’aéroport international Rafic Hariri retrouvera bientôt une pleine normalité, car la stabilité est très critique pour l’aviation civile partout dans le monde », a déclaré le COO de l'aéroport.

Air Arabia et Cyprus Airways annoncent leur retour à Beyrouth, d’autres pourraient rapidement suivre

Des voyageurs à l'Aéroport international de Beyrouth le 19 décembre 2025. Photo d'illustration Philippe HAGE BOUTROS / L'Orient-Le Jour

Alors qu’une trêve de dix jours est entrée en vigueur vendredi à minuit entre le Liban et Israël, au moins deux nouvelles compagnies aériennes étrangères ont annoncé vendredi leur retour prochain à l’aéroport international de Beyrouth, redonnant un peu de baume au cœur aux voyagistes libanais, dont l’activité avait été quasiment réduite à néant dans le sillage de la guerre régionale déclenchée par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran le 28 février dernier.

En plus de son lot de morts et de destructions, ce conflit a paralysé le transport aérien au Moyen-Orient et dans le Golfe, plusieurs pays ayant dû fermer leur espace aérien.

Dans un message envoyé à ses partenaires au Liban, Air Arabia a été la première de la journée à se manifester, annonçant la reprise prochaine de ses vols entre l’émirat de Sharjah et l'aéroport international de Beyrouth à partir du 23 avril. Air Arabia est ainsi la deuxième compagnie émiratie à annoncer un retour à Beyrouth, après Flydubai, qui doit opérer un premier vol samedi. Emirates, pour sa part, n’a pour l’instant fait aucune annonce concernant le Liban.

Quelques heures plus tard, Cyprus Airways a communiqué à son tour sa décision de reprendre ses vols entre Larnaca et Beyrouth à partir du 1er mai, devenant ainsi la première compagnie européenne à revenir à Beyrouth depuis le début de la guerre régionale qui a conu un premier coup d'arrêt avec le cessez-le-feu de deux semaines conclu il ya dix jours par Téhéran et Washinton, avant la deuxime trêve entre Tel Aviv et Beyrouth.

D’autres pourraient suivre. « Plusieurs compagnies aériennes nous ont contactés, soit pour reprendre leurs vols, soit pour demander des créneaux de vols supplémentaires », a déclaré Jalal Haïdar, un Libano-Américain récemment nommé COO (directeur des opérations) de l’aéroport, à L’Orient-Le Jour.

EgyptAir, qui avait suspendu ses vols jusqu’au 15 avril, pourrait reprendre ses vols dès le mois de mai. Il y a une semaine, la compagnie aérienne égyptienne a indiqué dans un communiqué que « les autorisations nécessaires pour opérer des vols vers le Koweït, Doha, Bahreïn et Beyrouth » étaient en cours, et que de nouveaux horaires seraient annoncés une fois la coordination avec les autorités concernées finalisée, a ajouté M. Haïdar. De nouveaux horaires pourraient être annoncés une fois que les compagnies aériennes auront finalisé leurs nouveaux plans.

« Emirates devrait revenir prochainement, mais à ce stade il n’existe aucun plan précis pour son retour ». Le transporteur phare des Émirats arabes unis, géant mondial du transport aérien, dispose d’une large flotte et d’un réseau qui nécessitent une planification précise avant un retour à la normale. L’un des principaux défis auxquels fait face l’industrie aérienne mondiale est la forte hausse des prix du carburant aviation. Par exemple, une tonne de carburant était en moyenne autour de 850 dollars avant la guerre, mais a bondi à 1800 dollars aavec la guerre.

Turkish Airlines est en contact permanent avec l’autorité de l’aviation civile du Liban, ce qui nourrit l’espoir d’un retour du transporteur turc au Liban dans les plus brefs délais, ajoute Jalal Haïdar. « Nous espérons que l’aéroport international Rafic Hariri retrouvera bientôt une pleine normalité, car la stabilité est très critique pour l’aviation civile partout dans le monde », a-t-il ajouté.

En attendant, les annonces d'Air Arabia et de Cyprus Airways s’ajoutent à une liste qui s’allonge de jour en jour depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, il y a dix jours. Avant celui-ci, Middle East Airlines était la seule compagnie à assurer des vols réguliers depuis et vers Beyrouth, seules ses liaisons avec les pays ayant fermé partiellement ou totalement leurs espaces aériens ayant été interrompues.

Royal Jordanian, qui opérait de façon très intermittente des vols entre Amman et Beyrouth et n’avait pas fait d’annonce officielle, a confirmé jeudi soir la reprise de ses vols réguliers entre Amman et la capitale libanaise dès dimanche. Sauf surprise, Flydubai reviendra samedi dans la capitale libanaise, suivie d’Iraqi Airways dimanche, tandis que la petite compagnie irakienne UR Airlines a déjà opéré au moins un vol entre le Liban et l’Irak. Qatar Airways a recommencé à opérer un vol par jour depuis le 14 avril, comme annoncé juste après la trêve entre Washington et Téhéran.

En revanche, Air France, Turkish Airlines et Pegasus ne reviendront pas a priori à l'Aéroport international de Beyrouth (AIB) avant mai au plus tôt, tandis qu'Emirates n'a pas encore communiqué sur un éventuel retour.

Les agences de voyage au Liban observent, elle, la situation avec anxiété. Dans une déclaration au site Cedar's Report, le président de l'Association des agences de voyage et de tourisme au Liban, Jean Abboud, a considéré que « si la situation se prolonge, toutes les entreprises privées seront encore plus touchées, et cela affecterait les salaires ».

« Personnellement, je peux dire que la productivité de mon entreprise le mois dernier était quasiment nulle et que si la situation continue encore un ou deux mois, nous ferons face à des problèmes financiers qui auront forcément un impact négatif sur les employés », a-t-il concédé.

Alors qu’une trêve de dix jours est entrée en vigueur vendredi à minuit entre le Liban et Israël, au moins deux nouvelles compagnies aériennes étrangères ont annoncé vendredi leur retour prochain à l’aéroport international de Beyrouth, redonnant un peu de baume au cœur aux voyagistes libanais, dont l’activité avait été quasiment réduite à néant dans le sillage de la guerre régionale déclenchée par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran le 28 février dernier.En plus de son lot de morts et de destructions, ce conflit a paralysé le transport aérien au Moyen-Orient et dans le Golfe, plusieurs pays ayant dû fermer leur espace aérien.Dans un message envoyé à ses partenaires au Liban, Air Arabia a été la première de la journée à se manifester, annonçant la reprise prochaine de ses vols entre...