Le Premier ministre pakistanais, qui joue un rôle clé de médiateur dans la guerre au Moyen-Orient, a exhorté mercredi le président américain Donald Trump à prolonger de deux semaines son ultimatum menaçant d'éradiquer « une civilisation entière » si l'Iran ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz.
« Les efforts diplomatiques en vue d'un règlement pacifique de la guerre en cours au Moyen-Orient progressent de manière constante, vigoureuse et déterminée, avec la possibilité de déboucher sur des résultats substantiels dans un avenir proche », a déclaré Shehbaz Sharif dans un message publié sur la plateforme X.
« Pour laisser la diplomatie suivre son cours, je demande instamment au président Trump de prolonger le délai de deux semaines », a-t-il ajouté.
Cet appel intervient quelques heures avant l'ultimatum expirant à minuit GMT et lancé à l'Iran par M. Trump, qui a encore durci le ton mardi en menaçant d'éradiquer « une civilisation entière » si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz.
Dans sa déclaration, M. Sharif a exhorté l'Iran à ouvrir le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz, « pour une période de deux semaines à titre de geste de bonne volonté ».
Le dirigeant pakistanais a en outre appelé « toutes les parties belligérantes à observer un cessez-le-feu partout pendant deux semaines, afin de permettre à la diplomatie d’aboutir à une cessation définitive de la guerre, dans l'intérêt de la paix et de la stabilité à long terme dans la région ».
Le Pakistan s'est imposé comme un canal de transmission de messages entre Téhéran et Washington, cherchant à jouer les médiateurs pour empêcher une nouvelle escalade du conflit au Moyen-Orient, au 39e jour de la guerre déclenchée par une attaque conjointe israélo-américaine contre l'Iran.
Un haut responsable iranien a déclaré mardi à Reuters que Téhéran étudiait la demande du Pakistan d’un cessez-le-feu de deux semaines, quelques heures avant l’expiration de l’ultimatum du président américain Donald Trump pour la réouverture du détroit d’Ormuz.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif avait demandé à Trump de prolonger son délai pour l’Iran de deux semaines.
Un responsable de la Maison Blanche, David Leavitt, a déclaré à Axios que Trump avait été informé de la proposition et qu’une réponse serait prochainement communiquée.


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