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Dernières Infos - Guerre Israël–Hezbollah

Israël saisit l’ONU et accuse le Liban d’inaction face à une escalade majeure

L’État hébreu demande au Conseil de sécurité et au secrétaire général de l'ONU de « condamner sans équivoque le Hezbollah », de le « désigner comme organisation terroriste » et d'exiger son désarmement immédiat.

Israël saisit l’ONU et accuse le Liban d’inaction face à une escalade majeure

Le drapeau des Nations unies devant le siège à New York. Photo AFP/Brendan Smialowski

Dans une plainte adressée au Conseil de sécurité des Nations unies, Israël a appelé explicitement l’instance internationale à condamner le Hezbollah, soutenu par l’Iran, comme une organisation terroriste, dans la continuité des accusations formulées par le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, qui dénonce les attaques répétées menées depuis le Liban contre le territoire israélien.

Dans un contexte de guerre ouverte entre Israël et le parti-milice pro-iranien sur le front libanais, l’État hébreu a adressé jeudi une plainte officielle au Conseil de sécurité, dénonçant une campagne d’attaques « coordonnées et indiscriminées » et appelant à une condamnation internationale du mouvement chiite. Au cœur de cette offensive diplomatique, une mise en accusation directe du Liban et de l’Iran, accusés d’alimenter un conflit aux répercussions régionales explosives.

Plus de 3 500 roquettes, missiles et drones

Dans sa lettre datée du 25 mars, adressée au président du Conseil de sécurité, l'ambassadeur Michael Waltz, ainsi qu’au secrétaire général de l'ONU, António Guterres, Gideon Sa’ar dresse un tableau alarmant de la situation sécuritaire. Depuis le 2 mars 2026, affirme-t-il, « le Hezbollah a initié et mené des attaques coordonnées et indiscriminées contre la population civile d’Israël », agissant « à la demande et sous l’influence de ses soutiens à Téhéran ».

Le bilan avancé est massif : « plus de 3 500 roquettes, missiles et drones » tirés vers Israël, forçant « des millions de résidents israéliens » à se réfugier dans des abris. Ces frappes touchent des zones déjà traumatisées par la guerre déclenchée après les attaques du 7 octobre 2023, prolongeant un cycle de déplacement et d’insécurité. Israël souligne également le coût humain direct de ces attaques, évoquant la mort récente d’un civil, Nuriel Dubin, « tué par une frappe de missile du Hezbollah ».

Les attaques sont qualifiées de « violation du droit international » et des résolutions 1701 (2006) et 1559 (2004) du Conseil de sécurité, censées encadrer le cessez-le-feu et le désarmement des milices au Liban. Pour Israël, il s’agit d’une « continuation directe du mépris du Hezbollah pour les accords de cessation des hostilités de novembre 2024 ». Plus grave encore, ces actions « menacent gravement la vie des résidents israéliens » tout en « portant atteinte à la souveraineté du Liban » et en exposant les forces des Casques bleus de la Finul à des risques accrus.

1,2 milliard de dollars au Hezbollah

Le message israélien élargit le champ de responsabilité en pointant directement l’Iran, accusé d’orchestrer et de financer l’escalade. Le Hezbollah y est présenté comme un relais stratégique d’une « campagne plus large » menée contre Israël. Selon l'État hébreu, Téhéran aurait transféré environ 1,2 milliard de dollars au Hezbollah depuis le cessez-le-feu, ainsi que des armements sophistiqués, dont « des munitions guidées de précision et des drones suicide ». Le parti chiite est en outre accusé d’« implanter massivement son infrastructure militaire au sein de zones civiles », brouillant la distinction entre civils et miliciens.

L’un des points les plus sensibles du document concerne la responsabilité du Liban. Israël accuse directement les autorités libanaises de ne pas avoir empêché les attaques depuis leur territoire, évoquant une « défaillance manifeste ». Malgré les engagements officiels et les déclarations de « contrôle opérationnel » au sud du fleuve Litani, « une part importante des attaques contre Israël a été lancée depuis cette zone », souligne la lettre, révélant « l’écart entre les déclarations et la réalité ». Plus largement, Israël dénonce « l’incapacité du gouvernement libanais à agir contre l’infrastructure militaire du Hezbollah », y voyant un « manque de volonté » et une incapacité structurelle à reprendre le contrôle de l’État face à l’emprise du mouvement.

« Neutraliser des centaines de terroristes »

Face à cette situation, Israël revendique le droit de se défendre et affirme avoir mené des « opérations ciblées visant à protéger les civils israéliens et à dégrader les capacités militaires du Hezbollah ». Ces opérations auraient permis de « neutraliser des centaines de terroristes », notamment à travers des frappes contre des commandants du Hezbollah, des membres de la force d'élite al-Radwan et des agents iraniens impliqués dans des attaques imminentes. Dans ce contexte, la présence de troupes israéliennes dans certaines zones du sud du Liban est présentée comme « essentielle » pour empêcher une incursion terrestre et limiter les tirs directs contre les localités israéliennes frontalières.

En conclusion, Israël appelle la communauté internationale à agir. Le Conseil de sécurité et le secrétaire général des Nations unies sont invités à « condamner sans équivoque le Hezbollah », à le « désigner comme organisation terroriste » et à exiger son désarmement immédiat. Il demande également que l’Iran soit tenu responsable de son rôle dans l’escalade, le qualifiant de « principale source d’instabilité régionale ».

Dans une plainte adressée au Conseil de sécurité des Nations unies, Israël a appelé explicitement l’instance internationale à condamner le Hezbollah, soutenu par l’Iran, comme une organisation terroriste, dans la continuité des accusations formulées par le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, qui dénonce les attaques répétées menées depuis le Liban contre le territoire israélien.Dans un contexte de guerre ouverte entre Israël et le parti-milice pro-iranien sur le front libanais, l’État hébreu a adressé jeudi une plainte officielle au Conseil de sécurité, dénonçant une campagne d’attaques « coordonnées et indiscriminées » et appelant à une condamnation internationale du mouvement chiite. Au cœur de cette offensive diplomatique, une mise en accusation directe du Liban et de...