Un ingénieur traite une attaque informatique. Photo d'illustration/THOMAS SAMSON / AFP
Les sites internet des ministères libanais des Affaires étrangères et de l'Information ont été brièvement piratés, mercredi soir. Vers 22h mercredi, le site de l'Information n'ouvrait pas et une page d'erreur s'affichait, tandis que celui des Affaires étrangères s'ouvrait après publication d'un message d'alerte sur un potentiel piratage de données. Jeudi matin, les deux sites semblaient fonctionner normalement.
Ce piratage a été revendiqué par un groupe appelé « les Fatimides », en référence au Califat fatimide chiite. Il s'agirait d'une formation militaire composée de combattants, pour la plupart d'origine afghane, qui a combattu aux côtés des forces du régime syrien et bénéficié d'un soutien iranien, rapportent des médias locaux.
L'attaque des sites des ministères des Affaires étrangères et de l'Information fait suite à des déclarations ou des prises de position des ministres respectifs, allant à l'encontre du Hezbollah et de ses activités. Le ministre de l’Information, Paul Morcos, a ainsi donné lundi ses directives aux responsables au sein de Télé-Liban et de l’Agence nationale d’information de ne plus utiliser le terme « résistance » pour se référer au Hezbollah. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de l’application de la décision du gouvernement du 2 mars, considérant illégales « les activités militaires et sécuritaires » du parti pro-iranien. Le chef de la diplomatie libanaise, Joe Raggi, a entre autres convoqué, il y a quelques jours, le chargé d'affaires iranien au Liban, Toufic Samadi.
C'est le même groupe de hackers qui avait revendiqué en début de semaine le piratage du site web de la chaîne MTV cette semaine, après sa diffusion de l'emplacement présumé de centres pénitentiaires du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth.


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