Une image satellite montre une vue rapprochée de la centrale nucléaire de Natanz, présentant de nouveaux dégâts, dans le contexte de la guerre israélo-américaine contre l'Iran, près de Natanz, en Iran, le 2 mars 2026. Photo Vantor/ via Reuters
L'Iran n'a pas essayé de relancer ses activités d'enrichissement nucléaire depuis l'attaque américano-israélienne de juin 2025, a affirmé la cheffe du renseignement américain Tulsi Gabbard, dans une déclaration écrite dédiée au Sénat américain, contredisant le discours de Donald Trump sur les objectifs de guerre contre Téhéran.
« À la suite de l'opération ''Midnight Hammer'' (le marteau de minuit, nom de l'opération américaine contre l'Iran de juin 2025), le programme d'enrichissement nucléaire iranien a été anéanti. Depuis lors, aucun effort n'a été entrepris pour tenter de rétablir leurs capacités d'enrichissement », a affirmé Mme Gabbard dans le texte soumis mercredi à une commission parlementaire.
« Les entrées des installations souterraines qui ont été bombardées ont été recouvertes de terre et bouchées avec du ciment », a-t-elle ajouté. Elle a toutefois souligné que l’Iran et ses milices alliées au Moyen-Orient, dont le Hezbollah, restent capables de « mener des attaques contre les intérêts américains » et ceux de leurs partenaires dans la région.
Selon elle, le régime iranien semblait toujours intact, bien qu'il ait été « considérablement affaibli » par les bombardements israélo-américains lancés le 28 février. Elle a également averti que, dans l’hypothèse où le régime de Téhéran survivrait, il pourrait relancer ses efforts sur plusieurs années pour reconstituer son programme de missiles balistiques et ses stocks de drones.
Par ailleurs, Mme Gabbard a estimé que les principales menaces nucléaires pesant sur les États-Unis proviennent plutôt « de la Russie, de la Chine, de la Corée du Nord et du Pakistan ».


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