Des bus, véhicules des forces de sécurité et camions de pompiers devant la synagogue Temple Israel de West Bloomfield dans le Michigan, après une attaque, le 12 mars 2026. Photo REUTERS/Rebecca Cook
L'armée israélienne a affirmé dimanche que Ayman Mohammad Ghazali, l'auteur de l'attaque contre une synagogue dans la banlieue de Détroit, dans le Michigan, était le frère d'Ibrahim Mohammad Ghazali, un responsable du Hezbollah au sein de l’unité de missiles antichars.
Selon son porte-parole arabophone de l'armée Avichay Adraee, Ibrahim a été tué dans une frappe israélienne le 5 mars sur la localité de Machghara, dans la Békaa-Ouest. Un autre de ses frères a péri dans la même frappe, selon les médias libanais. L’armée israélienne n'a pas dévoilé l’identité de ce dernier.
Ayman Mohammad Ghazali, 41 ans, était arrivé à Detroit en 2011 avec un visa accordé aux conjoints de citoyens américains. Il est devenu lui-même citoyen américain en 2016, selon l'agent du FBI Jennifer Runyan. Des agents de sécurité ont tiré sur lui après qu'il a défoncé au volant d'un pick-up les portes de la synagogue et ouvert le feu depuis son véhicule. Il s'est ensuite retrouvé coincé dans son véhicule en flammes et s'est tiré une balle dans la tête « à un moment pendant la fusillade », a précisé l'agent.
Un « quartier général de la Force Radwan » pris pour cible
Par ailleurs, l'armée israélienne a revendiqué d'autres attaques, notamment l'élimination vendredi au Liban d'un Palestinien qui « travaillait pour les services de renseignement » iraniens. Mohammad Majed Abdel Salam Zeidan a été tué « dans une opération conjointe de l'armée israélienne et du service de sécurité intérieure », a précisé Avichay Adraee, sur X. Il a ajouté que l'homme abattu « travaillait sous la supervision des services de renseignement » du régime iranien et tentait de « promouvoir des plans d'attaque » en Israël. L'armée israélienne ne précise pas où Zeidan a été tué, et la vidéo publiée avec le message de son porte-parole semble montrer qu'il a été neutralisé dans une frappe aérienne sur un bâtiment.
L’armée a également affirmé avoir effectué samedi de nouvelles frappes aériennes au Liban « contre des infrastructures du Hezbollah », dont des « sites de lancement situés dans la région de Qatrani » (caza de Jezzine), où des attaques étaient selon elle en préparation. Elle a ajouté avoir ciblé à Beyrouth un « quartier général de la Force Radwan », l’unité d’élite du Hezbollah, qui servait « à planifier des opérations contre Israël ». La porte-parole arabophone Ella Waoueia a enfin souligné sur X que « le Hezbollah place systématiquement ses infrastructures au milieu de zones résidentielles dans des régions civiles à travers le Liban ».
Les frappes israéliennes au Liban ont tué depuis le 2 mars 850 personnes, dont 107 enfants, a annoncé de son côté dimanche le ministère de la Santé dans un nouveau bilan. Parmi les tués figurent 66 femmes et 32 personnels de santé, a précisé le ministère selon lequel 2 105 personnes ont été blessées en deux semaines de combats.

