Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'un discours à la conférence des présidents des plus importantes organisations juives américaines, à Jérusalem, le 15 février 2026. Photo d'archives Ronen Zvulun/Reuters
Lors de sa première conférence de presse depuis le début de la guerre avec l'Iran, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré jeudi que le conflit a notamment pour objectif de donner aux citoyens iraniens les moyens de « faire tomber le régime ». « Nos objectifs sont d'empêcher les Iraniens de conserver leur capacité de construire l'arme nucléaire et de détruire leurs capacités de tirer des missiles balistiques. J'ai ajouté un troisième objectif, celui de créer pour le peuple iranien les moyens de faire tomber ce régime », a-t-il ajouté au 13è jour de l'offensive menée avec les États-Unis contre la République islamique.
Parlant du nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, dont Téhéran a diffusé le premier communiqué lu jeudi par une présentatrice de télévision, le Premier ministre a déclaré : « Nous avons éliminé l'ancien tyran (son père, Ali Khamenei, Ndlr) et le nouveau tyran, la marionnette des Gardiens de la Révolution, ne peut pas montrer son visage en public ». Interrogé sur son avenir et celui de Naïm Kassem, chef du Hezbollah libanais, Benjamin Netanyahu a répondu : « Je ne prendrais aucune assurance-vie sur Khamenei et Kassem », se refusant à donner plus de précisions quant aux actions envisagées.
« Nous vivons des jours historiques pour l'État d'Israël », a encore affirmé le chef de l'exécutif, soulignant que son pays était « en train d'écraser l'Iran et le Hezbollah ». Benjamin Netanyahu a également estimé que l'Iran et le Hezbollah ne représentaient plus les mêmes menaces qu'auparavant, et a tenu à préciser qu'il parlait quotidiennement avec le président américain Donald Trump, leurs conversations étant libres et ouvertes.
Il serait préférable que le gouvernement libanais se « charge » du Hezbollah plutôt qu'Israël, a néanmoins averti M. Netanyahu. « J'ai dit au gouvernement libanais (...) que 'Vous jouez avec le feu, si vous laissez le Hezbollah agir' (...). Mais s'ils ne le font pas, nous le ferons. Comment ? Sur le terrain ou autrement, je ne détaillerai pas, mais le Hezbollah paiera le prix fort et ça serait mieux que le gouvernement libanais s'en charge », a-t-il déclaré.
Peu après la fin de son discours, des sirènes ont retenti à Tel-Aviv et dans le centre d'Israël par anticipation d'une salve de missiles iraniens, dont l'un a atteint une zone ouverte dans le centre du pays sans faire de victimes, selon l'armée israélienne citée par le quotidien Haaretz.


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