L’autoroute de Jounieh vue depuis le téléphérique. Photo d’illustration Philippe Hage Boutros/L’Orient-Le Jour
Un vent de panique a soufflé dans le Kesrouan après que des habitants ont reçu des appels menaçants à Jounieh et Zouk Mikhaël. Les autorités locales parlent de « fausses alertes » destinées à propager « la panique », tandis qu’à Zouk Mosbeh, une « fake news » a provoqué une angoisse parmi la population.
À Jounieh, la municipalité, en coordination avec les autorités, a établi un cordon de sécurité sur un périmètre d’environ 500 mètres et fait évacuer l’hôtel Holiday Suites ainsi que la zone avoisinante, après qu’un travailleur syrien a reçu un message de menace prétendant qu’un bâtiment adjacent sera frappé dans les dix minutes, rapporte la ville mardi dans un communiqué.
« Une personne travaillant dans un immeuble situé en face de la municipalité de Jounieh a reçu sur son téléphone un message enregistré provenant d’un numéro étranger, lui intimant l’ordre d’évacuer le bâtiment à une distance minimale de 300 mètres », a expliqué Fady Fayad, responsable de la communication au sein de la municipalité, contacté par L'Orient-Le Jour. « Tout est revenu à la normale dans la ville, nous avons tout rouvert. Il s'agissait d'une fausse alerte, destinée à semer la panique chez les citoyens », a-t-il ajouté.
La municipalité a rappelé « qu’elle veille en permanence à vérifier l’identité des habitants sur son territoire et demande à tous les propriétaires d’appartements, de bâtiments, d’entrepôts et d’unités immobilières de ne pas louer ou occuper un espace, provisoirement ou de manière permanente, sans contacter la municipalité et obtenir son approbation préalable ».
À Adonis, une habitante a également reçu un appel, mais il n’a pas entraîné d’évacuation des lieux. Le président de la municipalité de Zouk Mikhaël, Élias Beaïno, a déclaré que les forces de l'ordre étaient intervenues et qu’il s’agissait d’une « fausse alerte », sans plus de détails.
À Zouk Mosbeh, une rumeur sur l’évacuation d’un immeuble a provoqué l’« angoisse » parmi la population, selon l’édile Élie Saber. « Il n'y a eu aucun appel. Mais ce genre de fausses nouvelles sème le chaos et la peur parmi les habitants », a-t-il précisé.
Ces fausses alertes interviennent alors que l’armée israélienne a contacté à plusieurs reprises des habitants pour leur demander de quitter leur immeuble avant d'effectuer des frappes, dans le cadre de sa guerre contre le Hezbollah.


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