Des véhicules militaires israéliens stationnés du côté israélien de la frontière avec le Liban, dans un contexte d'escalade entre le Hezbollah et Israël, et de conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran, dans le nord d'Israël, le 6 mars 2026. Photo REUTERS/Ammar Awad
Le ministre israélien de la Défense Israel Katz a déclaré vendredi que « l’armée israélienne a renforcé ses troupes à l’intérieur du territoire libanais et a considérablement étendu son déploiement vers d'autres positions », selon des propos rapportés dans les médias israéliens.
S'exprimant pendant une réunion avec un groupe d'officiers, il a affirmé que l'armée « continuera ainsi jusqu’à ce que le Hezbollah soit vaincu, d’une manière ou d’une autre ». Il a souligné que la campagne israélienne se poursuivra avec « des frappes sur la banlieue sud, et l'évacuation des habitants des villages au sud du Litani », cette dernière mesure étant selon lui une « étape importante » de l'offensive. « Aucun habitant du nord d'Israël ne devrait être contraint de quitter ou d’abandonner ses terres et notre mission est d’assurer et de garantir leur sécurité », a ajouté le ministre.
Israël avait averti le Liban avant la guerre qu’il frapperait durement le pays si le Hezbollah, le plus puissant des alliés régionaux de l’Iran, s’impliquait.
Dans ce cadre, et selon une source informée de la stratégie militaire israélienne contactée par l'agence Reuters, les attaques israéliennes contre le Hezbollah devraient probablement se poursuivre au-delà de la guerre contre l’Iran, les deux fronts devant être considérés comme « distincts ». Elle a ajouté qu’Israël ne tolérerait pas que les habitants du nord d’Israël, qui n’ont pas évacué leurs villes et villages, soient exposés aux tirs. Elle n'a fait aucune référence à l'appel lancé par le Hezbollah à évacuer, dans un rayon de cinq kilomètres, les villages le long de la frontière. Cela signifie que les opérations israéliennes au Liban devraient probablement se poursuivre même lorsque les frappes contre l’Iran prendront fin, a poursuivi la source.
Deux hauts responsables sécuritaires libanais et un responsable de sécurité étranger basé au Liban prévoient de leur côté que l’État hébreu poursuivra ses opérations militaires au Liban même après la fin du conflit avec l’Iran. « Il s’agit d’en finir une bonne fois pour toutes avec le Hezbollah », a déclaré l’un d'entre eux à propos du parti chiite. Les trois responsables ont présumé qu’une occupation israélienne à long terme de l’ensemble de la bande frontalière au Liban-Sud était probable.
Israël a déclaré qu’il n’évacuerait pas ces localités frontalières et a dépêché davantage de renforts au Liban, considérant qu’il s’agit d’une mesure défensive destinée à protéger ses citoyens vivant à proximité.

