Des soldats libanais dans la banlieue sud de Beyrouth. Photo d'archives X / @LebArmy
Sur fond de mesures renforcées par le gouvernement après l'interdiction des « activités militaires » du Hezbollah, l'armée libanaise a mené des inspections des véhicules passant à son barrage routier installé au niveau du fleuve Awali, à l'entrée de Saïda au Liban-Sud, rapporte notre correspondant local, Mountasser Abdallah. De son côté, les autorités judiciaires ont annoncé que toute personne portant illégalement des armes sera immédiatement traduite en justice devant le tribunal militaire.
Dans la journée de mercredi, des embouteillages ont donc été signalés à l’entrée nord de Saïda — pour les automobilistes se rendant de Beyrouth vers le Sud — en raison des procédures mises en place par l’armée libanaise à son poste de contrôle au niveau du fleuve Awali, rapporte notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah. Ce barrage vise à vérifier les identités et le contenu des véhicules de toutes les personnes empruntant cette route vers le Sud. La zone se trouvant entre l'embouchure du fleuve Awali (au niveau de Saïda) et celle du Litani (au niveau de Tyr) doit normalement être désarmée par l'armée libanaise, après que celle-ci avait annoncé avoir désarmé le sud du Litani. Hier, des informations contradictoires ont circulé selon lesquelles l’armée libanaise aurait arrêté des membres du parti-milice à ce barrage.
Dans le même contexte, le ministre de la Justice, Adel Nassar, et le procureur général près la Cour de cassation, le juge Jamal Hajjar, ont mis en garde les Libanais contre tout port d'arme illégal. Conformément aux lois en vigueur, toute personne trouvée en possession d’une arme non autorisée par les autorités officielles libanaises, quelle qu’en soit la nature, sera immédiatement arrêtée et déférée en état d’arrestation devant le tribunal militaire, et son arme sera définitivement confisquée.

