Le ministre libanais des Affaires étrangères Joe Raggi. Photo ANI
Le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi a effectué mardi une série de contacts avec ses homologues dans plusieurs pays, notamment le sultanat d’Oman, le Royaume-Uni, la Bulgarie, le Canada, ainsi qu’avec le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, Jassem el-Badaoui. L’objectif de ces contacts est de mettre ces chefs de la diplomatie au courant des derniers développements au Liban, particulièrement en ce qui concerne la décision du gouvernement de Nawaf Salam d’interdire toute activité sécuritaire et militaire du Hezbollah, en lui enjoignant de remettre ses armes à l’État.
Le gouvernement avait pris cette décision le 2 mars en réaction à l’ouverture par le Hezbollah d’un front avec Israël dans la nuit de dimanche à lundi, que le parti a justifiée par l’assassinat du Guise suprême de la Révolution iranienne Ali Khamenei. Le tir de roquettes vers le nord d’Israël a entraîné des bombardements meurtriers et destructeurs dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban-Sud et dans la Békaa, ainsi qu’un important déplacement de population. Le gouvernement Salam ne s’est pas contenté de désavouer l’action du Hezbollah, mais a demandé à l’armée d’arrêter les contrevenants et d’accélérer son plan de désarmement des milices.
Dans ses contacts, M. Raggi a demandé à ses homologues l’aide de leurs pays en vue de mettre un terme à l’attaque israélienne contre le Liban, de manière à protéger les civils et les infrastructures publiques.

