De la fumée s'élève du site d'une frappe aérienne israélienne dans la région de Deir Seryan, au Liban-Sud, le 2 mars 2026. Photo Rabih DAHER / AFP
L'armée israélienne, qui a conduit des dizaines de frappes sur le Sud et la Békaa, ainsi qu'un nouveau bombardement de la banlieue sud de Beyrouth lundi, n'a pas de projet immédiat d'invasion terrestre du Liban, a affirmé un de ses porte-paroles.
Israël a renforcé sa présence militaire de son côté de la frontière avec le Liban, mais il n'y a pas de projet immédiat d'invasion terrestre, a ainsi déclaré le porte-parole de l'armée israélienne, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, cité par Reuters. « Nous n'avons pas étendu notre présence sur le terrain à l'intérieur du Liban », a-t-il annoncé au cours d'un point presse en ligne, alors que les soldats israéliens occupent depuis des mois au moins six positions sur le territoire libanais.
Le brigadier général Effie Defrin, un autre porte-parole militaire israélien, a de son côté affirmé aux journalistes que toutes les options restaient sur la table lorsqu'il avait été interrogé sur les perspectives d'une invasion terrestre du Liban. « En ce moment, des centaines d'appareils de l'aviation israélienne frappent simultanément au Liban et en Iran », a-t-il ajouté, précisant qu'Israël « combat sur de multiples fronts en même temps, en Iran, au Liban et ailleurs ». Il a averti que le Hezbollah, soutenu par l'Iran, paiera « un prix élevé » après ses tirs sur Israël, en réponse à une question sur une éventuelle offensive terrestre au Liban. « Le Hezbollah a ouvert le feu cette nuit. Il savait exactement ce qu'il faisait. Nous l'avons averti et il paiera un prix élevé », a-t-il ajouté.
Les bombardements à vaste échelle dans la banlieue-sud de Beyrouth et au Liban-Sud ont repris après plus d'un an suite au lancement de roquettes du Sud vers le nord d'Israël, dans la nuit de dimanche à lundi. Le Hezbollah a revendiqué ces tirs et expliqué qu'il a agi pour venger l'assassinat samedi à Téhéran par l’État hébreu du Guide suprême de la Révolution iranienne. Depuis le lancement de ces roquettes, le premier depuis le cessez-le-feu du 27 novembre 2024, des milliers de Libanais sont sur les routes pour fuir les régions les plus risquées.


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