Le logo de l'AIEA sur la façade de son siège à Vienne, le 13 juin 2025. Photo Joe Klamar / AFP
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) va tenir une réunion extraordinaire lundi à la demande de la Russie suite aux frappes militaires des Etats-Unis et d’Israël sur l'Iran, a-t-elle annoncé samedi soir.
La mission permanente de la Russie, alliée de Téhéran, a demandé à convoquer « une session spéciale du Conseil des gouverneurs de l'AIEA sur des questions liées aux frappes militaires des Etats-Unis et d’Israël contre le territoire de la République islamique d’Iran », indique un communiqué.
Le représentant permanent de la Russie auprès des organisations internationales à Vienne, Mikhaïl Oulianov, a confirmé cette requête sur X. Plus tôt samedi, la représentation iranienne de l'ONU avait adressé la même demande par lettre au directeur de cette agence basée à Vienne, Raphael Grossi. « Les allégations infondées, les menaces odieuses et les actes répréhensibles des agresseurs à l'encontre du programme nucléaire pacifique iranien devront être examinés immédiatement par le Conseil », avait-elle déclaré sur X. Cette réunion extraordinaire du Conseil des gouverneurs, qui représente 35 pays, précédera une session ordinaire déjà prévue, détaille le communiqué.
L'AIEA est une agence de l'ONU en charge de promouvoir l'usage pacifique de l'énergie nucléaire. Samedi, elle a appelé à la « retenue afin « d'éviter tout risque pour la sécurité nucléaire des populations » au Moyen-Orient.
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a été tué samedi dans les bombardements menés par les Etats-Unis et Israel, a confirmé dimanche l'Iran, qui a riposté en annonçant de nouvelles frappes sur Israël et des bases américaines dans le Golfe.
Accusé par les Etats-unis et Israël de vouloir se doter de la bombe atomique, Téhéran défend son droit au nucléaire civil et refuse un accès complet à ses installations nucléaires à l'AIEA. Ses rapports avec l'AIEA se sont dégradés après la courte guerre lancée le 13 juin par Israël. Les inspections de l'agence onusienne ont finalement repris, mais pas sur les sites nucléaires clés tels que Fordo, Natanz et Ispahan, touchés lors des frappes.

