Le jury, les participants au débat et les organisateurs au campus de la faculté de médecine de l’USJ. Photo fournie par l’Amicale de la faculté de médecine
Un Premier ministre, une ministre de la Santé, des députés de l’opposition… Le débat qui a eu lieu le jeudi 19 février à la faculté de médecine de l’Université Saint-Joseph (USJ), rue de Damas, avait tout d’une séance parlementaire d’un grand réalisme. Concocté conjointement par le Club libanais de débat et l’Amicale de la faculté de médecine de l’USJ, ce débat s’articulait autour de la problématique de l’intelligence artificielle et de la médecine : parmi les huit participants à ce débat, qui ne sont autres que les huit finalistes d’une présélection, quatre représentaient les membres d’un gouvernement qui défend une décision (fictive) d’autoriser l’IA à poser des diagnostics médicaux sans validation humaine, et les quatre autres faisaient office de députés de l’opposition contestant cette décision.Cette initiative visait à remettre l’art du débat au cœur de la vie universitaire, exhortant les étudiants en question à s’écouter, se répondre par une logique et des arguments plausibles autour d’une thématique d’actualité.
Côté gouvernement, les participants s’appelaient Ricardo el-Hélou, Élie Haykal, Marianne Maalouf et Joseph Azar. Côté opposition, les « députés » étaient Charbel Féghali, Charelle Nawar, Marie-Belle Nassif et Perla el-Rezzi. Le débat était modéré par Alexandre Ghantous, membre de l’Amicale de la faculté de médecine et élu meilleur orateur au concours interfaculté du Club de débat, l’année dernière.
Les participants se sont ainsi succédé à la tribune, mimant une véritable joute verbale au Parlement. Le jury, composé du juge Chucri Sader, des médecins Walid Abou Hamad et Ralph el-Khoury, et de la journaliste Suzanne Baaklini (L’Orient-Le Jour), avait la lourde tâche de choisir l’équipe gagnante, en d’autres termes la plus convaincante, ainsi que l’étudiant, toutes équipes confondues, qui l’a le plus impressionné. À la suite des délibérations, l’équipe gouvernementale l’a emporté d’une courte tête, alors que l’étudiante Marianne Maalouf, qui avait joué le rôle de la ministre de la Santé, a été unanimement plébiscitée par les quatre membres du jury.

