Des policiers se tiennent prêts alors qu'un convoi arrive à la résidence de l'ambassadeur d'Oman pour une nouvelle série de pourparlers entre les États-Unis et l'Iran sur le programme nucléaire iranien, à Genève, le 26 février 2026. Photo Fabrice COFFRINI/AFP
Les nouvelles discussions entre l'Iran et les Etats-Unis, jeudi en Suisse, porteront uniquement sur le volet nucléaire, selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Washington souhaitant de son côté également aborder le dossier balistique.
« Le sujet des négociations (...) est centré sur la question nucléaire », a affirmé Esmaïl Baghaei, ajoutant que Téhéran plaiderait pour la levée des sanctions qui étranglent son économie et réaffirmerait le droit de l'Iran « à l'usage pacifique de l'énergie nucléaire ». « Il est également probable que le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (Rafael Grossi, NDLR) participe à ces discussions, comme ce fut le cas lors du précédent cycle », a-t-il précisé à la télévision d'Etat.
Le sultanat de Oman, médiateur de ces pourparlers indirects, a confirmé la présence de M. Grossi à Genève. Il y a rencontré le chef de la diplomatie omanaise Badr al-Busaidi pour « échanger sur des questions techniques liées au dossier nucléaire et les nouvelles idées actuellement en discussion » entre les deux parties, selon un communiqué de Mascate.
M. Baghaei a par ailleurs critiqué les « déclarations contradictoires » de responsables américains, en référence à des propos tenus mercredi par le secrétaire d'ÉtatMarco Rubio. Ce dernier a dit que l'Iran était sur la voie pour développer « un jour » des missiles pouvant atteindre les Etats-Unis, tandis que le président Donald Trump a affirmé que Téhéran disposerait « bientôt » de telles armes. « De telles incohérences ne contribuent guère à faire progresser ce processus diplomatique et ne font qu'accroître les doutes quant à leurs véritables intentions », a réagi M. Baghaei.
L'Iran nie développer des missiles de longue portée, affirmant que leur portée est jusqu'à présent limitée à 2.000 km, permettant d'atteindre Israël, son ennemi juré, et quelques pays d'Europe orientale. M. Rubio a accusé Téhéran de refuser de parler de ce programme, jugeant que c'était « un gros problème ».

