Le président du Parlement, Nabih Berry, apparaît sur un grand panneau publicitaire à Beyrouth, tandis qu’un autre, en arrière-plan, montre Hassan Nasrallah, l’ancien secrétaire général du Hezbollah, en mai 2022. Photo d'archive Louai Béchara/AFP
Les dirigeants du mouvement Amal et du Hezbollah dans le Sud ont réaffirmé mercredi la solidité de leur alliance et souligné leur coordination continue, notamment en ce qui concerne les prochaines élections législatives, soutenant ainsi la position du président de la Chambre des députés et chef d'Amal, Nabih Berry, sur leur tenue dans les délais prévus, sans report ni prolongation.
Cette déclaration a été publiée à l’issue d’une réunion conjointe organisée pour discuter des évolutions politiques et nationales, a rapporté mercredi l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).
Les représentants des deux formations ont également insisté pour que les élections prévues en mai aient lieu comme prévu, malgré une pression croissante pour les reporter, en raison du vote des expatriés et des différends sur la loi électorale, dans un contexte sécuritaire tendu. Mardi, le Premier ministre libanais Nawaf Salam, a de nouveau renvoyé la balle au Parlement concernant les modalités de vote des expatriés lors des législatives prévues en mai prochain, affirmant que la loi électorale en vigueur nécessite « une intervention du législateur ».
D’autre part, le Hezbollah et Amal ont également souligné leur unité face aux attaques et violations israéliennes en cours, appelant la communauté internationale à « faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à son agression, se retire des zones occupées au Sud et libère les détenus libanais », et exhortant le gouvernement à « soutenir les communautés frontalières et avancer dans les efforts de reconstruction ».
Ils ont aussi condamné les menaces américaines et israéliennes contre l’Iran, exprimé leur soutien à sa direction et averti que « viser l’Iran déstabiliserait la région ».
Les États-Unis donnent la priorité à l’arrêt de l’enrichissement nucléaire intérieur par l’Iran et, en coulisses, veulent que la République islamique désarme ses missiles balistiques et modifie ses alliances avec des groupes régionaux comme le Hezbollah. L’Iran affirme être flexible sur la première question, mais reste sur la défensive sur le reste. Le président américain a à plusieurs reprises menacé de frappes contre l’Iran si les négociations échouaient à aboutir à un accord.


