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Sit-in ouvrier jeudi contre les nouvelles taxes : appels à une participation massive


Sit-in ouvrier jeudi contre les nouvelles taxes : appels à une participation massive

Le syndicaliste Castro Abdallah. Photo ANI

Le président de l’Union nationale des syndicats d’ouvriers et d’employés, Castro Abdallah a appelé mardi « tous les ouvriers, les employés, les chauffeurs, les retraités, et toutes les personnes à revenus limités et lésées par les nouvelles politiques fiscales injustes du gouvernement, à participer massivement jeudi au mouvement visant à contester les nouvelles taxes imposées par le cabinet, qui affectent les catégories sociales les plus précaires ». Le sit-in est prévu à 10h à Beyrouth.

Le gouvernement libanais a provoqué la colère générale depuis sa décision prise le 16 février dernier d’ajuster partiellement les rémunérations et les pensions des fonctionnaires, en finançant la mesure par l’augmentation de la TVA et du prix de l’essence. Malgré les justifications apportées par le Premier ministre Nawaf Salam et le ministre des Finances Yassine Jaber, qui considèrent que cette hausse n’impacte pas l’ensemble de la population mais les plus aisés, la perception des différentes couches sociales était tout autre, et la mesure a attiré au gouvernement les foudres des syndicats.

Dans son communiqué, M. Abdallah estime que le gouvernement, « au lieu d’adopter des politiques tarifaires équitables et de chercher des fonds par la lutte contre la corruption et le gaspillage de deniers publics, a poursuivi dans une voie qui ajoute aux souffrances du peuple ». Il a précisé que « le mouvement social commencera par un rassemblement sur la place Riad el-Solh (au centre-ville de Beyrouth) le jeudi à 10h, en vue d’exprimer d’une seule voie le rejet de l’augmentation de la TVA et du prix de l’essence, qui affectent les plus pauvres ».

Le syndicaliste a appelé à « revendiquer une politique fiscale progressive et équitable, qui déplace le poids des taxes vers les couches les plus aisées de la population ».

Grève ouverte et mouvements de rue

De son côté, Maroun Khaouli, président de l’Union des syndicats ouvriers du Liban, a tenu mardi une conférence de presse annonçant « que les mesures et les préparatifs en vue d’une grève générale et de mouvements de protestation démocratique ont été complétés, en vue de protéger les droits des Libanais ». « La patience des Libanais est à bout », a-t-il martelé.

Pour lui, « la décision d’augmenter le prix de l’essence n’était pas une mesure financière ordinaire mais un choix politique et économique qui a frappé le cycle économique en plein cœur », décrivant l’affolement de la spirale des prix en ville. « Les carburants influent sur le transport des matières premières, donc sur leurs prix, notamment dans un tel contexte de chaos et de contrôle déficient de la part du gouvernement », a-t-il insisté.

Avançant certains chiffres, M. Khaouli a calculé que le coût mensuel de transport des personnes à revenus limités dans les taxi-service pourraient représenter jusqu’à 116 dollars par mois, alors que l’augmentation des prix des denrées essentielles est selon lui prévue à 28 %, ce qui menace la sécurité alimentaire des ménages. Le syndicaliste a appelé les Libanais à une participation massive aux manifestations qui seront organisées dès jeudi, estimant que l’escalade prévue ne peut être annoncée d’emblée parce que la suite du mouvement dépend des développements régionaux potentiels (en allusion à une possible guerre USA-Iran).

« Mais attendez de notre part des annonces de grève générale ouverte, d'une désobéissance civile et des mouvements de rue », a-t-il conclu.


Le président de l’Union nationale des syndicats d’ouvriers et d’employés, Castro Abdallah a appelé mardi « tous les ouvriers, les employés, les chauffeurs, les retraités, et toutes les personnes à revenus limités et lésées par les nouvelles politiques fiscales injustes du gouvernement, à participer massivement jeudi au mouvement visant à contester les nouvelles taxes imposées par le cabinet, qui affectent les catégories sociales les plus précaires ». Le sit-in est prévu à 10h à Beyrouth.Le gouvernement libanais a provoqué la colère générale depuis sa décision prise le 16 février dernier d’ajuster partiellement les rémunérations et les pensions des fonctionnaires, en finançant la mesure par l’augmentation de la TVA et du prix de l’essence. Malgré les justifications apportées par le Premier...