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Société - Portrait

La vie rêvée du pianiste franco-libanais Simon Ghraichy à l’ombre d’Epstein

Les correspondances entre les deux hommes ont permis de déterminer leurs liens d'artiste à mécène. Jusqu'à ce que ce dernier fasse des demandes peu orthodoxes à son protégé.

La vie rêvée du pianiste franco-libanais Simon Ghraichy à l’ombre d’Epstein

Jeffrey Epstein (à gauche) et Simon Ghraichy (à droite). Photo d'archives AFP/Illustration Céline Bejjani/L’Orient-Le Jour

C’est l’histoire d’un jeune homme arrivé à Paris avec de grands rêves. On lui répète qu’il n’est pas plus talentueux qu’un autre. Alors il travaille dur – mais il le sait : le travail seul ne suffira pas à percer. Il lui faut fréquenter les gens qui comptent, travailler son image et se construire une légende. Répéter à l’envi, et dans toutes les langues, les mêmes mots « dont la sonorité est fatale », comme le disait Georges Naccache, jusqu’à ce qu’il s’en imprègne et que ces propos deviennent une seconde peau. Quitte à prendre beaucoup de libertés avec sa propre biographie…Simon Ghraichy a tout du personnage balzacien. Comme Lucien de Rubempré dans les Illusions perdues, il incarne l’ambition sans frein. Célébré pendant des années comme un phénomène, la « popstar qui secoue la musique classique » selon Vanity Fair, ce pianiste...
C’est l’histoire d’un jeune homme arrivé à Paris avec de grands rêves. On lui répète qu’il n’est pas plus talentueux qu’un autre. Alors il travaille dur – mais il le sait : le travail seul ne suffira pas à percer. Il lui faut fréquenter les gens qui comptent, travailler son image et se construire une légende. Répéter à l’envi, et dans toutes les langues, les mêmes mots « dont la sonorité est fatale », comme le disait Georges Naccache, jusqu’à ce qu’il s’en imprègne et que ces propos deviennent une seconde peau. Quitte à prendre beaucoup de libertés avec sa propre biographie…Simon Ghraichy a tout du personnage balzacien. Comme Lucien de Rubempré dans les Illusions perdues, il incarne l’ambition sans frein. Célébré pendant des années comme un phénomène, la « popstar qui secoue la musique...
commentaires (7)

Bon travail l’OLJ. Bravo!

Mago1

17 h 33, le 25 février 2026

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Commentaires (7)

  • Bon travail l’OLJ. Bravo!

    Mago1

    17 h 33, le 25 février 2026

  • Je ne comprends pas qu'on reproche à ces deux journalistes d'avoir fait leur boulot de journalistes. Bon, là, en l'occurrence, il semble qu'Epstein ait surtout voulu complaire à Jack Lang qui lui avait recommandé cet artiste, par ailleurs très talentueux.

    Marionet

    16 h 41, le 25 février 2026

  • Bon, le seul reproche qu’on pourrait faire à ce jeune homme, c’est son ambition démesurée et de vouloir réussir coûte que coûte dans le monde musical et que tous les moyens pour y arriver sont faisables, sans trop d’états d’âme… On a le droit de se poser des questions sur le pourquoi de cet intérêt particulier de Mr Epstein pour ce pianiste, devenu son mécène et payant tout cet argent pour le promouvoir maintenant que cet énorme scandale éclabousse tant de personnages hauts en couleurs: son talent musical seul? On peut en douter bien qu’on puisse toujours lui donner le bénéfice du doute!

    Saliba Nouhad

    15 h 18, le 25 février 2026

  • Enquête courageuse, solidement étayée, qui met en lumière des mécanismes délétères : leur genèse, leur enchaînement, leur mode d’action, leur influence et, ici, leurs conséquences inhumaines. Soutien à votre travail, reconnaissance pour les risques que vous prenez et assumez.

    Rochat Philippe

    12 h 34, le 25 février 2026

  • Qu'il y a t il donc à reprocher à ce pianiste puisque vous sous-entendez qu'il n'a pas participé ni eu connaissance des activités criminelles de son mécène ? D'avoir compris comment faire écouter sa musique au grand public ? D'ailleurs, qu'en pensez-vous de cette musique : s'il n'est accusé de rien, n'est-ce pas ce qui compte, après tout ? Ou sinon, laissez la parole aux victimes !

    Yohann Desmidt

    00 h 32, le 25 février 2026

  • Non, il n’y a pas une « sorte d’omerta » autour de lui. Il y a des gens qui ont la décence de ne pas vouloir rajouter et jeter des éléments biographiques et privés en pâture.

    Nammour Jihad

    18 h 10, le 24 février 2026

  • Ceci n’est pas un portait, c’est une participation à un cirque médiatique qui fait du tort à une personne qui n’a rien fait de criminel. Vous ne faites que reprendre des éléments d’une conversation privée publiée par Libération… en rajoutant des éléments biographiques. Vous le comparez à Lucien de Rubempré, en oubliant qu’il s’agit d’un jeune pianiste de chair et de sang qui s’est pleinement investi dans son art et dont le carrière témoigne de son talent et de son travail acharné sur le clavier. Non, il n’y a pas une « sorte d’omerta » autour de lui. Il y a des gens qui ont la décence de ne pa

    Nammour Jihad

    18 h 06, le 24 février 2026

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