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Hausse de l'essence : le CPL « soutient » un recours contre la décision du gouvernement


Hausse de l'essence : le CPL « soutient » un recours contre la décision du gouvernement

Le député du Courant patriotique libre, César Abi Khalil, lors d'une conférence de presse, mercredi 18 février 2026, retransmise sur la chaîne OTV. Capture d'écran de la retransmission

Le député du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), César Abi Khalil, a annoncé mercredi que son parti « soutient » un recours présenté au Conseil d'État contre la décision du gouvernement de hausser de 320 000 livres libanaises (environ 4 dollars) le prix de l'essence, ainsi que d'augmenter d'un point la TVA. Le recours a été déposé mercredi par le syndicat des propriétaires d’autobus, de voitures de transport public et de bureaux de transport « avec l’appui, l’aval et la participation du CPL », a précisé M. Abi Khalil, lors d'une conférence de presse, retransmise sur la chaîne affiliée au parti, OTV, à l'heure où la colère sociale gronde.

« Les impôts directs ne font qu’appauvrir les Libanais, affaiblir leur pouvoir d’achat et, par conséquent, provoquer une contraction de l’économie, ce qui entraîne une nouvelle baisse des recettes de l’État. On se retrouve alors, un an plus tard, à imposer de nouvelles taxes... », a fustigé le parlementaire.

Il s'en est également pris au ministre de l'Énergie et de l'Eau, Joe Saddi (Forces libanaises - FL), à qui revient « la responsabilité », selon le député du CPL. Face aux affirmations du ministre selon lesquelles il s'était opposé à la décision, M. Abi Khalil s'est interrogé : « Comment peut-on soumettre une décision au Conseil des ministres alors que le ministre (principalement) concerné s’y oppose ? Ou alors ce n'est pas lui qui l'a proposée, mais alors qui s’est arrogé ses prérogatives ? »

César Abi Khalil a tenu sa conférence de presse aux côtés du président du syndicat des propriétaires d’autobus, de voitures de transport public et de bureaux de transport, Mansour Silva, ainsi que de son mandataire, l’avocat Fadi el-Hajj. Le poste du ministère de l'Énergie et de l'Eau est au cœur des tensions entre les FL et le CPL. Les ministres qui se sont succédé à la tête de ce ministère ont été affiliés ou proches du CPL entre 2008 et 2025. Le CPL constitue par ailleurs à la Chambre le principal parti d'opposition au gouvernement Salam.

Joe Saddi a affirmé mardi s'être « opposé de manière claire et directe à l’adoption de toute hausse fiscale à ce stade », dans un message publié sur son compte X. « J’ai consigné mon rejet de toute proposition d’augmentation de la taxe sur l’essence et de la TVA, en soulignant que la solution réside avant tout dans l’amélioration de la perception des droits de douane et des impôts existants », a-t-il ajouté. Avant de préciser : « Malgré mon opposition, je suis, de par mes fonctions ministérielles, tenu d’appliquer les décisions du Conseil des ministres. »

La mesure gouvernementale, annoncée suite au Conseil des ministres lundi, vise à financer la hausse des salaires des fonctionnaires actifs et retraités, selon le gouvernement. Elle a toutefois suscité une grogne sociale au Liban, et un certain scepticisme auprès d’experts qui dénoncent notamment son impact sur les bas revenus.

Des droits d’accise équivalents à 320 000 LL sur les 20 litres d’essence 95 et 98 octane (16 022 et 16 000 livres par litre respectivement) ont été imposés par le gouvernement libanais.

Le député du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), César Abi Khalil, a annoncé mercredi que son parti « soutient » un recours présenté au Conseil d'État contre la décision du gouvernement de hausser de 320 000 livres libanaises (environ 4 dollars) le prix de l'essence, ainsi que d'augmenter d'un point la TVA. Le recours a été déposé mercredi par le syndicat des propriétaires d’autobus, de voitures de transport public et de bureaux de transport « avec l’appui, l’aval et la participation du CPL », a précisé M. Abi Khalil, lors d'une conférence de presse, retransmise sur la chaîne affiliée au parti, OTV, à l'heure où la colère sociale gronde.« Les impôts directs ne font qu’appauvrir les Libanais, affaiblir leur pouvoir d’achat et, par conséquent, provoquer une contraction de...