Des manifestants participant à un sit-in en soutien avec le peuple iranien, à Los Angeles, le 14 février 2026. Photo Patrick T. Fallon / AFP
Des habitants de Téhéran ont scandé dimanche des slogans contre les autorités depuis leurs fenêtres et leurs toits, au lendemain de vastes rassemblements contre la République islamique d'Iraniens vivant à l'étranger.
L'Iran, dirigé par le guide suprême Ali Khamenei, a été secoué en décembre et janvier par un vaste mouvement de protestation qui a été réprimé dans le sang, des ONG parlant de milliers de morts. Alors que les manifestations de rue se sont essoufflées face à la répression, des habitants de Téhéran et d'autres villes ont commencé la semaine dernière à scander des slogans depuis chez eux, depuis les fenêtres ou toits.
Dans le quartier d'Ekbatan de la capitale, des Iraniens ont crié « Mort à Khamenei », « Mort à la République islamique » et « Vive le chah », selon le réseau social Sharak Ekbatan, qui suit l'actualité du quartier.
Samedi, lors d'une manifestation de l'opposition iranienne à Munich, en Allemagne, le fils du chah déchu, Reza Pahlavi, s'était dit prêt à mener une « transition », après que le président américain Donald Trump a évoqué ouvertement le renversement du pouvoir. M. Pahlavi avait aussi exhorté ses compatriotes vivant en Iran à lancer des slogans contre les autorités depuis chez eux, en écho aux manifestations pro-monarchie qui ont eu lieu pendant le week-end à Los Angeles (Etats-Unis) et à Toronto (Canada).
La chaîne de télévision en langue persane Iran International, basée hors du pays, a aussi diffusé des images de personnes scandant « C'est la bataille finale, Pahlavi revient » et « Mort aux gardiens », en référence à l'armée idéologique de la République islamique, les gardiens de la révolution. Des slogans hostiles aux autorités ont également été scandés dans d'autres villes, notamment à Chiraz, dans le sud, et à Arak, dans le centre du pays, selon elle. L'AFP n'a pas été en mesure de vérifier dans l'immédiat ces vidéos.
Selon le groupe basé aux Etats-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA), plus de 7.000 personnes, la plupart des manifestants, ont été tuées dans la répression de la contestation en janvier, et plus de 53.000 personnes arrêtées depuis. Les autorités iraniennes reconnaissent plus de 3.000 morts dans les manifestations, affirmant elles qu'il s'agit en grande majorité de membres des forces de sécurité ou passants tués par des « terroristes » manipulés par Israël et les Etats-Unis.


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