Le député des Forces libanaises du Koura, Fadi Karam. Photo tirée de sa page X
Un troisième député des Forces libanaises (FL), Fadi Karam, a annoncé samedi qu’il ne sera pas candidat aux prochaines législatives qui doivent se dérouler en mai, emboîtant ainsi le pas à deux autres députés du parti, Georges Okais et Melhem Riachi.
« A l’approche de la fin du mandat du Parlement élu en 2022, j’annonce la fin de mes fonctions parlementaires après 13 ans (d’engagement), la conscience tranquille d’avoir accompli mon travail au service du (caza de) Koura et du Liban », a souligné M. Karam dans un communiqué.
Cette annonce suit de quelques jours les annonces des députés FL Georges Okais (Zahlé) et Melhem Riachi (Metn) indiquant qu’ils se présenteraient pas aux élections. M. Okais a expliqué que sa décision, annoncée le 2 février sur Facebook, « résulte d’une réflexion personnelle et d’un souhait de continuer à défendre ses convictions depuis un autre positionnement, sans renoncer à ses principes ni à son engagement politique ». Il a ajouté « que ce choix ne signifie pas un retrait de la vie publique, mais une réorientation consciente pour continuer à défendre la souveraineté, les libertés individuelles et l’État de droit ». De son côté, Melhem Riachi a révélé mercredi sur les réseaux sociaux que le directoire du parti l’avait écarté, le notifiant qu’il ne serait « pas candidat aux législatives ».
La démarche s’inscrit théoriquement dans le prolongement de la stratégie électorale des FL, principalement axée sur la mise en avant de nouveaux visages pour donner l’image d’un parti dynamique et perméable au changement. Cette mise à l'écart semble toutefois justifiée par des calculs électoraux.
Malgré le flou qui entoure le vote de la diaspora et l’issue incertaine du scrutin, la date des législatives a été fixée au 10 mai 2026 pour les Libanais résidents, tandis que les Libanais de la diaspora voteront une semaine plus tôt, à savoir le 1er mai pour ceux qui résident dans certains pays arabes et le 3 mai pour le reste des expatriés. Les fonctionnaires qui travailleront pendant les élections devraient voter pour leur part le 5 mai.
Le dépôt des candidatures aux élections de mai a débuté mardi, alors que les préparatifs administratifs et logistiques nécessaires à cette étape sont en cours de finalisation. Les candidatures peuvent être présentées jusqu'au mardi 10 mars à minuit. Le président du Parlement, Nabih Berry, a été le premier à présenter sa candidature.
La question du vote des expatriés continue de diviser la Chambre, et les craintes d’un report des législatives ont émergé au cours des dernières semaines. Conduits par les Forces libanaises, les partis favorables à un amendement de la loi électorale plaident pour que les expatriés puissent voter pour l’ensemble des 128 députés, comme lors des deux précédents scrutins, et non pour six sièges supplémentaires réservés à la diaspora, comme le prévoit la loi électorale de 2017. Cette dernière option est privilégiée par le tandem chiite (Amal-Hezbollah), sous l’impulsion du président du Parlement.

