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« L'ONU ne joue aucun rôle pour résoudre les conflits » : à Munich, Rubio prône une restauration de l'ordre mondial

Le secrétaire d'État américain a assuré que les États-Unis ne cherchent pas à diviser l'Otan, mais à la « revitaliser », sur fond de tensions autour du Groenland.

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'exprime lors de la 62ᵉ Conférence sur la sécurité de Munich (MSC) le 14 février 2026 à Munich, dans le sud de l'Allemagne. Photo Alexandra Beier / AFP

Lors de sa prise de parole au deuxième jour de la conférence sécuritaire de Munich, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a affirmé samedi que les Nations unies n'avaient joué « pratiquement aucun rôle » dans la résolution des conflits, appelant à une réforme des institutions mondiales.

« Les Nations unies ont encore un énorme potentiel pour être un outil au service du bien dans le monde », a-t-il déclaré lors de ce sommet diplomatique. « Mais nous ne pouvons pas ignorer qu'aujourd'hui, sur les questions les plus urgentes qui se posent à nous, elles n'ont pas de réponses et n'ont pratiquement joué aucun rôle. Elles n'ont pas pu résoudre la guerre à Gaza », a-t-il dit, alors que le président américain Donald Trump a mis en place un « Conseil de paix » autour de la question de la bande de Gaza, voué à aider à la résolution des conflits.

Par ailleurs, le chef de la diplomatie américaine a assuré que les États-Unis ne cherchaient pas à rompre l'alliance transatlantique de l'Otan mais à la « revitaliser ». « Nous ne cherchons pas à diviser, mais à revitaliser une vieille amitié », a-t-il dit, ajoutant souhaiter « une alliance revigorée ». Et d'ajouter : « Les États-Unis souhaitent des alliés fiers de leur culture et de leur héritage, qui comprennent que nous sommes les héritiers d'une même grande et noble civilisation et qui, avec nous, sont prêts et capables de la défendre », a-t-il affirmé.

« Raviver la confiance »

Vendredi lors de la première journée de cette conférence qui réunit le gotha de la défense et de la sécurité dans la capitale bavaroise, le chancelier allemand avait aussi appelé à « réparer » et « raviver » la confiance transatlantique, mise à mal par le président américain. « À l'ère de la rivalité entre grandes puissances, même les États-Unis ne seront pas assez puissants pour faire cavalier seul », avait ajouté le chancelier allemand.

Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump, selon qui l'Union européenne a été construite pour « emmerder » les États-Unis, a l'Europe dans le collimateur. Récemment, en présentant sa nouvelle Stratégie de sécurité nationale, le président américain s'était livré à une attaque en règle contre les Européens, menacés selon lui d'un « effacement civilisationnel », sur fond de menaces d'invasion du Groenland, territoire autonome sous souveraineté danoise.

Vendredi, Marco Rubio s'est entretenu avec son homologue chinois Wang Yi, le chancelier allemand, et a eu un aparté avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen et son homologue groenlandais Jens-Frederik Nielsen en marge de la conférence.

La relation « est au milieu de beaucoup d'incertitude. Mais nous, on a à clarifier ce qu'on veut pour nous-mêmes et ce qu'on a à faire. Et les États-Unis ont à clarifier ce qu'ils sont prêts à faire pour les Européens », avait dit vendredi le président français Emmanuel Macron à des journalistes, appelant à une « Europe forte ».

Parlant d'un « géant endormi », le Premier ministre britannique Keir Starmer devrait lui appeler samedi, également à la tribune de la Conférence, l'Europe à réduire sa « surdépendance » envers les États-Unis en matière d'armement grâce un renforcement de sa coopération industrielle, selon des extraits de son discours distribués à l'avance. Mais, a estimé le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, il y a un « changement d'état d'esprit » au sein de l'Otan, où « l'Europe assume davantage un rôle de leadership » et « prend aussi davantage soin de sa propre défense ».

Prise de parole de Zelensky

Le dossier de la guerre en Ukraine a également été au cœur des débats. L'autre point fort de la journée de samedi sera l'intervention du président ukrainien Volodymyr Zelensky, également présent à Munich.

Le président américain Donald Trump l'a appelé vendredi à « se bouger » pour parvenir à un accord avec la Russie, avant un nouveau cycle de pourparlers entre Ukrainiens, Russes et Américains qui doit se tenir la semaine prochaine à Genève, en Suisse.

Marco Rubio a déclaré à ce sujet qu'il ne savait pas si la Russie était « sérieuse » dans sa volonté de mettre fin à son invasion de l'Ukraine, alors que Washington fait pression pour un accord de paix rapide. « Nous ne savons pas si les Russes sont sérieux dans leur volonté de mettre fin à la guerre », a-t-il admis, avant une nouvelle série de

La France, qui assure la présidence tournante du G7, doit également réunir samedi les ministres des Affaires étrangères pour évoquer les grands dossiers internationaux de l'Ukraine à la bande de Gaza et l'Iran, sur fond de renforcement militaire américain au Moyen-Orient avec le déploiement d'un deuxième porte-avions dans le Golfe.

Lors de sa prise de parole au deuxième jour de la conférence sécuritaire de Munich, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a affirmé samedi que les Nations unies n'avaient joué « pratiquement aucun rôle » dans la résolution des conflits, appelant à une réforme des institutions mondiales.« Les Nations unies ont encore un énorme potentiel pour être un outil au service du bien dans le monde », a-t-il déclaré lors de ce sommet diplomatique. « Mais nous ne pouvons pas ignorer qu'aujourd'hui, sur les questions les plus urgentes qui se posent à nous, elles n'ont pas de réponses et n'ont pratiquement joué aucun rôle. Elles n'ont pas pu résoudre la guerre à Gaza », a-t-il dit, alors que le président américain Donald Trump a mis en place un « Conseil de paix » autour de la question de...