Le président Joseph Aoun s'exprimant lors d'un dîner organisé le 6 février 2026 en l'honneur de ceux qui ont contribué au succès de la visite du pape Léon XIV au Liban en décembre, au palais de Baabda. Photo fournie par la présidence libanaise
Le président Joseph Aoun a déclaré vendredi que le Liban n'est « ni abandonné ni seul » et l'a décrit comme « un fondement et une nécessité pour construire la paix et renforcer les principes de fraternité humaine en Orient et dans le monde », lors d'un dîner organisé en l'honneur des personnes qui ont contribué matériellement et moralement au succès de la visite du pape Léon XIV en décembre dernier au Liban.
Le dîner était organisé par le chef de l'État et la Première dame Neemat Aoun au palais présidentiel de Baabda. Parmi les invités figuraient le nonce apostolique au Liban, Paolo Borgia, ainsi que des ministres, des responsables de la sécurité et des mohafez (gouverneurs).
Pour M. Aoun, la visite du pape a réaffirmé « le rôle du Liban en tant que message civilisationnel qui transcende sa petite taille géographique », lit-on dans le communiqué officiel publié par l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).
« Cette visite a été une étape décisive et un tournant déterminant », a estimé M. Aoun. Il a ajouté qu’elle avait permis de réorienter le cap, réaffirmant que « le Liban n'est pas un problème, mais plutôt une valeur — la valeur du Liban en tant que patrie du savoir et de créativité ».
Le chef de l’État a souligné que cet « espace géographique, qui a accueilli toutes les religions célestes et qui a vécu en construisant des ponts et en démantelant les barrières, a été et restera un centre de coexistence et une clé pour la paix dans toute la région ».
M. Aoun a en outre noté que la visite papale « a constitué un élan moral, spirituel et national, a ravivé l'espoir dans le cœur des Libanais et a envoyé un message au monde entier selon lequel le Liban n'est ni abandonné ni seul ».« Bien au contraire, le Liban, en tant que modèle civilisationnel de pluralisme et de coexistence religieuse, est un fondement et une nécessité pour construire la paix et renforcer les concepts de fraternité humaine dans un Orient en proie aux flammes et un monde en proie aux conflits et aux guerres », a-t-il dit.
S’adressant pour sa part aux Libanais, Mgr Borgia a déclaré : « Vous avez permis au Saint-Père de découvrir un pays doté d'une civilisation ancienne et d'une histoire riche, ainsi qu'un peuple dynamique et soudé, profondément enraciné dans son histoire et ses traditions. » Le nonce a également remercié M. Aoun pour ses efforts visant à « renforcer la coexistence pacifique et à consolider la stabilité et la prospérité du Liban », réaffirmant le soutien du Saint-Siège.
Le pape Léon XIV a effectué une visite historique de trois jours au Liban, du 30 novembre au 2 décembre 2025. Il a été reçu par de hauts responsables et a rencontré des chefs religieux au centre-ville de Beyrouth le 1er décembre, la jeunesse au siège du patriarcat maronite à Bkerké le même jour, des patients et le personnel soignant de l'hôpital de la Croix à Jal el Dib (Metn) le lendemain, ainsi que des familles des victimes de l'explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020. Le Saint Père avait enfin célébré une grande messe à Beyrouth le 2 décembre.


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin