Un homme passe devant une fresque murale représentant la statue de la liberté américaine, le bras tenant la torche brisé, peinte sur les murs extérieurs de l'ancienne ambassade des États-Unis à Téhéran, le 6 février 2026. Photo AFP
Les États-Unis ont annoncé vendredi l’imposition de sanctions contre 15 entités et 14 navires impliqués dans le commerce du pétrolier et pétrochimique iranien, a indiqué le département d’État américain dans un communiqué.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre des efforts de Washington visant à « entraver les exportations pétrolières de l’Iran » et à accroître la pression économique sur Téhéran, dans un contexte de vives tensions ayant donné lieu à l'organisation de négociations à Oman pour éviter une nouvelle escalade militaire.
Dans un communiqué, le département d’État américain a affirmé avoir visé « 14 navires de la flotte fantôme » iranienne, identifiés comme étant « la propriété d’entités impliquées dans le transport de pétrole, de produits pétroliers et de produits pétrochimiques iraniens », ainsi que « 15 entités ayant commercé du pétrole brut, des produits pétroliers ou des produits pétrochimiques d’origine iranienne », en plus de « deux individus associés ».
Washington a par ailleurs indiqué que ces mesures s’inscrivent dans sa volonté de « continuer à agir contre le réseau de transporteurs et de négociants impliqués dans le transport et l’acquisition du pétrole brut iranien », qui constitue « la principale source de revenus du régime ». Le communiqué accuse par ailleurs le gouvernement iranien d’avoir, « à maintes reprises, privilégié son comportement déstabilisateur au détriment de la sécurité de ses propres citoyens », évoquant notamment « le meurtre de masse de manifestants pacifiques », dans le cadre de la répression du récent mouvement de protestation d'ampleur nationale ayant secoué l'Iran en janvier.
Ces nouvelles sanctions américaines s'inscrivent dans la lignée de précédentes mesures prises contre le secteur énergétique iranien.

