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« Lorsque l’Iran cessera de soutenir le Hezbollah, tout le problème sera réglé », affirme Geagea


« Lorsque l’Iran cessera de soutenir le Hezbollah, tout le problème sera réglé », affirme Geagea

Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea. Photo Ani

Le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a estimé jeudi que dès que l’Iran, parrain du Hezbollah, cessera de soutenir le parti chiite, « tout le problème sera réglé », soulignant que « le Liban serait directement affecté par tout changement de comportement du régime iranien vis-à-vis de la volonté internationale ».

« Dès que l’Iran cessera de soutenir le Hezbollah, tout le problème sera réglé – au sud et au nord du Litani, dans la Békaa, à Beyrouth, au Mont-Liban, au Akkar et partout ailleurs. Le Liban sera directement concerné par tout changement de comportement du régime iranien, et il nous appartiendra alors, en tant qu’État, d’affirmer notre existence », a déclaré Samir Geagea lors d'un entretien à Radio Liban Libre.

À la veille des discussions prévues entre Téhéran et Washington à Oman, dans un contexte tendu marqué par les menaces d’une intervention militaire américaine en Iran si ce pays n’accepte pas une série de revendications, notamment sur le dossier nucléaire, le chef des FL, farouche opposant au Hezbollah, a regretté « une corrélation étroite entre les dossiers libanais et iranien ». Selon lui, « Téhéran a su, au cours des quarante dernières années, établir un point d’ancrage lui permettant de paralyser l’action de l’État libanais dans son ensemble ». Dans ce contexte, le leader chrétien a estimé que « ce qui se passera en Iran aura un impact sur le Liban comme si cela se produisait à l’intérieur même du pays ».

Depuis le vaste mouvement de contestation violemment réprimé par le pouvoir iranien, Washington et Téhéran alternent menaces et ouvertures au dialogue, alors que des pays médiateurs s'efforcent de réduire les tensions. L'Iran a souligné à plusieurs reprises que les discussions devaient rester strictement limitées à la question nucléaire, rejetant toute négociation sur son programme de missiles balistiques ou ses capacités de défense, tandis que l'administration américaine insiste pour que ces pourparlers incluent la question des missiles et le soutien à ses alliés régionaux, dont le Hezbollah.

Si l’Iran n’accepte pas ces exigences américaines, « quelle qu’en soit l’issue, par la voie pacifique ou militaire », les négociations « déboucheront, dans les deux mois à venir, sur un changement radical en Iran », estime Samir Geagea. Ce changement pourrait se traduire soit par « une modification profonde du comportement du régime », soit par « sa disparition totale ou partielle ». Il concernerait trois dossiers majeurs : « l’arme nucléaire, les missiles balistiques et, surtout pour ce qui nous touche directement, l’arrêt du soutien de l’Iran à ses relais dans la région, en particulier le Hezbollah », poursuit-il.

Le monopole des armes aux mains de l’État continue d’être l’enjeu central de la vie politique au Liban, plus de deux ans après l’ouverture, par le Hezbollah, du « front de soutien » au Hamas depuis le Sud. Malgré la trêve normalement en vigueur depuis novembre 2024, le parti-milice, qui a accepté de désarmer au sud du fleuve Litani, refuse de remettre son arsenal dans le reste du pays, comme cela est normalement prévu dans l'accord de trêve et la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU (2006). Début janvier, l’armée libanaise a annoncé avoir désarmé le Hezbollah dans la zone située entre la frontière israélienne et le Litani, fleuve coulant à une trentaine de kilomètres plus au nord. Elle doit désormais étendre l’application de son plan au reste du territoire, notamment au nord du fleuve.

Le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a estimé jeudi que dès que l’Iran, parrain du Hezbollah, cessera de soutenir le parti chiite, « tout le problème sera réglé », soulignant que « le Liban serait directement affecté par tout changement de comportement du régime iranien vis-à-vis de la volonté internationale ».« Dès que l’Iran cessera de soutenir le Hezbollah, tout le problème sera réglé – au sud et au nord du Litani, dans la Békaa, à Beyrouth, au Mont-Liban, au Akkar et partout ailleurs. Le Liban sera directement concerné par tout changement de comportement du régime iranien, et il nous appartiendra alors, en tant qu’État, d’affirmer notre existence », a déclaré Samir Geagea lors d'un entretien à Radio Liban Libre.À la veille des discussions prévues entre Téhéran et Washington à...