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Bkerké dénonce « les campagnes éhontées contre le pouvoir et le gouvernement »


Bkerké dénonce « les campagnes éhontées contre le pouvoir et le gouvernement »

Le patriarche maronite Béchara Raï, lors d'une réunion à Bkerké, le 4 février 2026. Photo ANI

Les évêques maronites ont dénoncé mercredi « les campagnes éhontées contre le pouvoir et le gouvernement », à l'heure où le chef de l'Etat, Joseph Aoun, ainsi que le Premier ministre, Nawaf Salam, font l'objet de critiques acerbes de la part du Hezbollah et de ses partisans pour leur position stricte concernant le désarmement du parti chiite. Ce dernier estime que l'exécutif n'en fait pas assez pour contrer les attaques israéliennes sur le Liban.

« Les évêques condamnent les campagnes éhontées contre le pouvoir en place et le gouvernement, qui ne font qu'accentuer la fragmentation et la désintégration du pays », indique un communiqué publié par les évêques à l'issue de leur réunion mensuelle à Bkerké, tenue en présence du patriarche Béchara Raï. Ils ont appelé « à mettre fin à ces campagnes, à respecter la loi et à adhérer aux accords et ententes qui épargneront au Liban les cycles de conflit et de violence ».

« Les évêques suivent avec inquiétude l'évolution dangereuse de la situation dans la région, marquée par le bras de fer quotidien entre la guerre, le dialogue et la diplomatie », explique le communiqué. « Ils interpellent toutes les personnes concernées, au Liban et à l'étranger, par les souffrances du Liban, et plus particulièrement du sud : n'est-il pas temps de tirer les leçons du passé et d'épargner à ce petit pays les répercussions des nuisances qui l'entourent, afin de la remettre enfin sur la voie du redressement ? »

Commentant le vote du budget 2026 la semaine dernière et les manifestations qui l'ont accompagné, les évêques maronites ont appelé le gouvernement « à poursuivre la mise en œuvre du plan de redressement global et à l'actualiser, de manière à renforcer les finances publiques et à garantir au plus vite des salaires équitables, compte tenu notamment de la situation économique désastreuse que traversent les Libanais, en particulier ceux aux revenus modestes ». Les évêques ont par ailleurs critiqué le « traitement anxiogène et populiste des revendications salariales » par les autorités.

« Les patriarches déplorent l'escalade progressive de la rhétorique politique dans les mois précédant les élections législatives. Ils insistent sur la nécessité d'un discours constructif, fondé sur des programmes concrets », ajoute le texte quelques jours après un échange d'accusations entre deux des principales figures politiques chrétiennes, les chefs des Forces libanaises, Samir Geagea, et du Courant patriotique libre, Gebran Bassil. Et ce alors que, théoriquement, des législatives pourraient avoir lieu en mai prochain, à moins d'un report. Les patriarches ont en outre félicité l'armée libanaise et les forces de sécurité « pour leurs efforts dans la lutte contre la criminalité et le trafic de drogue ». Ils ont appelé « à une réforme radicale du système carcéral, en coordination avec le pouvoir judiciaire ».

Les évêques maronites ont dénoncé mercredi « les campagnes éhontées contre le pouvoir et le gouvernement », à l'heure où le chef de l'Etat, Joseph Aoun, ainsi que le Premier ministre, Nawaf Salam, font l'objet de critiques acerbes de la part du Hezbollah et de ses partisans pour leur position stricte concernant le désarmement du parti chiite. Ce dernier estime que l'exécutif n'en fait pas assez pour contrer les attaques israéliennes sur le Liban.« Les évêques condamnent les campagnes éhontées contre le pouvoir en place et le gouvernement, qui ne font qu'accentuer la fragmentation et la désintégration du pays », indique un communiqué publié par les évêques à l'issue de leur réunion mensuelle à Bkerké, tenue en présence du patriarche Béchara Raï. Ils ont appelé « à mettre fin...