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Dernières Infos - Irak

Seul le bloc majoritaire a le dernier mot, dit Maliki face aux menaces de Trump


Des partisans de l’ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki protestent contre ce qu’ils dénoncent comme une ingérence américaine dans la souveraineté de l’Irak, près de l’entrée de la Zone verte, qui abrite l’ambassade des États-Unis et d’autres missions, à Bagdad, en Irak, le 29 janvier 2026. Photo Thaier AL-SUDANI/Reuters

Le principal candidat au poste de Premier ministre en Irak, Nouri al-Maliki, a déclaré mardi qu'il retirerait sa candidature si son alliance au Parlement le réclamait, tout en estimant que cela fragiliserait la souveraineté du pays.

La semaine dernière, le président américain Donald Trump avait menacé de retirer tout soutien à Bagdad si M. Maliki, figure de la vie politique irakienne perçue comme proche de l'Iran, revenait au pouvoir.

Interrogé par la chaîne de télévision irakienne al-Sharqiya sur la possibilité de se retirer de la course si cela menaçait les intérêts nationaux, le candidat a répondu: « bien sûr, je me retirerais ». « Mais je pense que se retirer maintenant mettrait en danger la souveraineté de l'Irak » et minerait toute décision que le pays devra prendre à l'avenir, a déclaré M. Maliki, disant vouloir maintenir sa candidature « jusqu'au bout ». D'après lui, seul le Cadre de coordination, une alliance de factions chiites qui détient la majorité au Parlement, peut intervenir. « Le Cadre passe avant tout. S'il décide maintenant de modifier la candidature, j'accepterai à bras ouverts », a-t-il dit.

Cette coalition avait affiché le mois dernier son soutien à M. Maliki et l'a réitéré samedi, malgré les menaces américaines. Mais il reste désormais à élire le président qui disposera ensuite de 15 jours pour nommer le chef du gouvernement. Or le Parlement a de nouveau ajourné dimanche le vote. En Irak, où la politique est animée par des querelles internes et des pressions étrangères, principalement des Etats-Unis et de l'Iran, les décisions clés sont souvent retardées. M. Maliki, déjà deux fois Premier ministre (entre 2006 et 2014), avait quitté le pouvoir sous la pression de Washington. Les Etats-Unis exercent une grande influence sur la politique irakienne depuis qu'ils ont mené l'invasion de 2003 qui a renversé Saddam Hussein.

Le principal candidat au poste de Premier ministre en Irak, Nouri al-Maliki, a déclaré mardi qu'il retirerait sa candidature si son alliance au Parlement le réclamait, tout en estimant que cela fragiliserait la souveraineté du pays.La semaine dernière, le président américain Donald Trump avait menacé de retirer tout soutien à Bagdad si M. Maliki, figure de la vie politique irakienne perçue comme proche de l'Iran, revenait au pouvoir.Interrogé par la chaîne de télévision irakienne al-Sharqiya sur la possibilité de se retirer de la course si cela menaçait les intérêts nationaux, le candidat a répondu: « bien sûr, je me retirerais ». « Mais je pense que se retirer maintenant mettrait en danger la souveraineté de l'Irak » et minerait toute décision que le pays devra prendre à l'avenir, a déclaré...