Un garçon palestinien passe devant la clinique de Médecins sans frontières (MSF), dans le quartier d'al-Rimal à Gaza, le 11 janvier 2026. Photo Omar al-Qattaa/AFP
Sommée de quitter Gaza d'ici au 28 février, Médecins sans frontières a dénoncé dimanche l'interdiction formulée par Israël d'opérer dans l'enclave palestinienne comme un « prétexte » pour empêcher l'acheminement de l'aide humanitaire.
« Il s'agit d'un prétexte pour empêcher l'assistance humanitaire. Les autorités israéliennes contraignent les organisations humanitaires à un choix impossible : exposer leur personnel à des risques ou interrompre des soins médicaux essentiels pour des personnes désespérément dans le besoin », affirme le communiqué de MSF.
Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 10 octobre, Israël continue d'imposer un blocus drastique entravant l'entrée d'aides alimentaires et matérielles essentielles pour la population de l'enclave dévastée.
Fin décembre, le gouvernement israélien a exigé de recevoir la liste détaillée des employés palestiniens de plus d'une trentaine d'ONG internationales, sous peine de leur retirer les licences leur permettant d’opérer à Gaza. Cette mesure concerne quelque 37 ONG, qui ne seront plus autorisées à travailler dans l'enclave à partir du 1ᵉʳ mars.
Le ministère israélien de la Diaspora et de la lutte contre l'antisémitisme, responsable de l'enregistrement des organisations humanitaires, a ainsi précisé dans un communiqué que MSF devrait quitter le territoire palestinien « d'ici au 28 février ».


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