Une affiche sur laquelle est imprimé le mot « grève » en arabe. Photo ANI
L'Association des employés de l'administration publique a annoncé lundi « la poursuite de la grève ouverte et une escalade totale, sans aucun recul ni compromis », à la veille d'une réunion du Parlement qui devrait être consacrée mardi à la discussion du budget 2026. Cette grève, lancée mardi dernier, devrait inclure « une présence massive et quotidienne dans la rue, lors de la discussion et de l'adoption du budget », selon un communiqué relayé par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
Les fonctionnaires demandent des salaires équivalant à 50 % de ce qu'ils touchaient en 2019, ainsi qu'une augmentation de 10 % tous les six mois. La crise économique de 2019 a conduit à une vive dépréciation de la livre libanaise et à la perte de vitesse des salaires de la fonction publique, payés uniquement en monnaie nationale.
Les rémunérations du secteur public demeurent l’un des défis les plus pressants au Liban. Les salaires ont été nettement nettement dépassés par l’inflation, tandis que la fonction publique est critiquée pour sa taille, son inefficacité et son coût. Avant l’effondrement économique, les salaires représentaient environ un tiers du budget de l’État — environ 15 milliards de dollars — pour un effectif estimé entre 200 000 et 300 000 fonctionnaires, forces armées comprises.

