Un mur à Caracas au Venezuela, le 17 octobre 2024, en hommage à Hassan Nasrallah. Archives AFP
Les États-Unis exhortent la Bolivie à prendre des mesures strictes à l’encontre d’Iraniens et de membres du Hezbollah et du Hamas, rapporte l'agence Reuters, citant deux « sources bien au courant du dossier ».
Selon ces sources, « Les États-Unis poussent la Bolivie à expulser des espions iraniens présumés » et à « classer les Gardiens de la révolution iraniens, puissant groupe au sein du régime de Téhéran, comme organisation terroriste ». Washington « veut également que le gouvernement de La Paz désigne le Hezbollah et le Hamas – que les États-Unis considèrent comme des branches armées de l’Iran – comme des organisations terroristes », selon ces deux sources qui ont préféré rester anonymes.
Selon Reuters, ces actions diplomatiques visent à « renforcer l’influence américaine dans les pays d’Amérique du Sud, tout en affaiblissant celle de l’adversaire », l’Iran.
Plus tôt en janvier, Washington avait mené une opération spectaculaire au Venezuela, allié notoire de Téhéran, en enlevant le président Nicolas Maduro et son épouse, afin de les juger à New York pour leur rôle dans le trafic de drogue.
Le ministère bolivien des Affaires étrangères a répondu à Reuters qu’ « il n’y a pas encore de position définitive sur la question ». Le secrétariat d’État à Washington n’a rien confirmé.
Toujours selon l’article de Reuters, la Bolivie était devenue, ces dernières années, « une base importante pour les opérations des services secrets iraniens dans tout le continent ». Selon Rick de la Torre, ancien officier de la CIA interrogé par Reuters, le Venezuela était bien la base la plus importante pour l’Iran en Amérique latine, mais la Bolivie et Nicaragua, qui entretenaient des relations plutôt distantes avec les États-Unis et qui sont gouvernés par des régimes totalitaires, étaient devenus des bases iraniennes secondaires dans la région. Washington a dénoncé le climat « permissif » dans tous ces pays.
Débat autour de l’ampleur de l’activité du Hezbollah
En septembre, l’Équateur avait classé les Gardiens de la révolution parmi les organisations terroristes, et l’Argentine la force iranienne Al Qods, sous impulsion américaine. Les États-Unis discutent également avec le Chili, le Pérou et Panama en vue de les pousser à prendre des mesures similaires, sachant que « des membres du Hezbollah sont opérationnels dans tous ces pays, selon des officiels américains ».
L’article s’étend sur « la longue histoire de l’activité du Hezbollah et de l’Iran en Amérique latine ». « Parmi les opérations les plus récentes et les plus médiatisées des Gardiens de la révolution dans la région figure un complot présumé visant à assassiner l'ambassadeur d'Israël au Mexique, qui aurait été déjoué l'année dernière par les services de sécurité mexicains. Ce complot, qui a été révélé pour la première fois par (le média américain) Axios en novembre, aurait été orchestré en partie par un agent infiltré de la Force al-Qods basé à Caracas, selon l'une des sources », poursuit le texte.
« Le Hezbollah opère depuis longtemps en Amérique latine, générant souvent des revenus pour ses opérations mondiales en participant à des réseaux de contrebande illicite et en orchestrant occasionnellement des attentats terroristes », selon la même source.
Toutefois, « si les responsables américains s'accordent largement à dire que le Hezbollah maintient une présence permanente en Amérique latine, la communauté du renseignement n’est pas d’accord sur l’ampleur réelle de cette présence », lit-on dans cet article de Reuters. « Certains ont qualifié les opérations de collecte de fonds du groupe dans la région de bien organisées et hiérarchisées, tandis que d'autres affirment que certaines activités financières attribuées au Hezbollah sont en fait le fruit de dons et de transferts de fonds provenant de l'importante diaspora libanaise d'Amérique latine, qui parviennent par hasard à des individus liés au Hezbollah », ajoute-t-on de même source
« À mon avis, les dirigeants du Hezbollah ne gèrent pas minutieusement chaque projet criminel », estime M. de la Torre, « mais ils autorisent et tirent profit d'une architecture mondiale de facilitation qui inclut l'Amérique latine ».



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04 h 15, le 25 janvier 2026