Un élève dans une école au Liban. Photo Joseph Eid/Archives AFP
Les enseignants du public ont manifesté mercredi matin devant le ministère de l'Éducation afin de réclamer un ajustement de leurs salaires et menacé de « désobéissance éducative », selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Les enseignants ont bloqué la route devant le ministère à Beyrouth afin de réclamer une augmentation salariale, parallèlement à une grève d'avertissement de deux jours. Ils ont dénoncé le fait de n'avoir « constaté aucune amélioration au niveau des salaires depuis cinq mois », estimant que le gouvernement « a tourné le dos à leur demande de révision salariale ». Ils ont également averti que la poursuite des tergiversations pourrait les pousser à prendre des mesures d'escalade pouvant aller jusqu'à la déclaration d'une « désobéissance éducative », appelant le gouvernement à « accélérer l'ajustement des salaires afin d'éviter l'aggravation de la crise dans les écoles publiques ».
Depuis la crise financière en 2019, les salaires des enseignants du public ont certes bénéficié de réajustements, mais ces derniers n’étaient que des mesures cosmétiques destinées à les faire patienter dans l’attente d’une refonte totale de l’échelle salariale de la fonction publique. Ce qui n’a toujours pas été réalisé. Également parmi les revendications énumérées, l’augmentation de l’indemnité mensuelle des retraités de l’éducation nationale et l’amélioration du salaire horaire des contractuels.


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