Photo de la victime Mohammad Harkous circulant sur les réseaux sociaux.
Le ministère libanais de la Justice a indiqué lundi suivre « avec sérieux » les investigations sur la mort du jeune Mohammad Harkous, selon un communiqué relayé par l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).
Mohammad Harkous est décédé plus tôt ce mois-ci dans des circonstances encore floues, après son arrestation et son interrogatoire par l’armée libanaise dans la banlieue sud de Beyrouth. Une source sécuritaire a déclaré vendredi à la chaîne saoudienne al-Arabiya qu’il avait été interpellé dans le cadre d’une affaire de falsification de documents.
Dans son communiqué, le ministère a confirmé que « les investigations sont suivies avec sérieux par la justice compétente et supervisées par le ministre de la Justice, Adel Nassar, dans les limites de ses prérogatives et en coordination avec les instances judiciaires concernées, afin de faire toute la lumière sur les faits et de prendre les mesures légales nécessaires, conformément aux procédures en vigueur ».
Le texte ajoute que M. Nassar est convaincu que la justice est déterminée à mener ce dossier "sans aucune hésitation et à l’abri de toute ingérence, quelle qu’en soit la nature".
La famille Harkous a accusé le Hezbollah et l’armée d’être responsables de l’arrestation de leur fils, ainsi que de sa torture présumée et de sa mort. Dans un communiqué publié samedi, la troupe n’a pas nié explicitement d’éventuels actes de torture, mais a indiqué qu’après l’arrestation de Mohammad Harkous pour interrogatoire, celui-ci avait été transféré à l’hôpital à la suite de symptômes nécessitant un examen médical, et qu’il y est décédé.
Par ailleurs, une source du Hezbollah a déclaré à notre publication la semaine dernière que, contrairement à la version de la famille, ce sont des membres de l’armée qui ont interpellé Mohammad Harkous, et que celui-ci est mort alors qu’il se trouvait en détention auprès du service de renseignement de l’armée.


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