Rechercher
Rechercher

Politique - Focus

Nominations : le « nouveau pouvoir » rattrapé par la realpolitik

La désignation de Gracia Azzi à la tête de la Direction générale des douanes semble, encore une fois, être le résultat d’une tambouille à la libanaise.

Nominations : le « nouveau pouvoir » rattrapé par la realpolitik

Le Conseil des ministres réuni le 15 janvier 2026 au Sérail. Photo tirée du compte X de la présidence du gouvernement

« C’est la mauvaise nomination de trop. » C’est en ces termes qu’un responsable commente, pour L’Orient-Le Jour, la désignation, jeudi, par le Conseil des ministres, de Gracia Azzi à la tête de la Direction générale des douanes. Une démarche qui a suscité de vives indignations dans certains milieux politiques et populaires. Pour cause : l’intéressée est poursuivie en justice pour une affaire de corruption, mais aussi dans le cadre de l’enquête sur la double explosion de 2020 au port de Beyrouth.La désignation de Mme Azzi est le fruit d’un large compromis politique, qui tranche avec les promesses de changement formulées par le nouveau pouvoir en place, représenté par le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des nominations gouvernementales suscitent la controverse. L’affaire...
« C’est la mauvaise nomination de trop. » C’est en ces termes qu’un responsable commente, pour L’Orient-Le Jour, la désignation, jeudi, par le Conseil des ministres, de Gracia Azzi à la tête de la Direction générale des douanes. Une démarche qui a suscité de vives indignations dans certains milieux politiques et populaires. Pour cause : l’intéressée est poursuivie en justice pour une affaire de corruption, mais aussi dans le cadre de l’enquête sur la double explosion de 2020 au port de Beyrouth.La désignation de Mme Azzi est le fruit d’un large compromis politique, qui tranche avec les promesses de changement formulées par le nouveau pouvoir en place, représenté par le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des nominations gouvernementales...
commentaires (13)

Notre président a été élu d’une façon démocratique n’en déplaise aux lobotomisés. On sait vers qui va leur préférence. Ma fachar.

Sissi zayyat

15 h 23, le 21 janvier 2026

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (13)

  • Notre président a été élu d’une façon démocratique n’en déplaise aux lobotomisés. On sait vers qui va leur préférence. Ma fachar.

    Sissi zayyat

    15 h 23, le 21 janvier 2026

  • Ce n’est pas étonnant que Gracia Azzi soit proche de Mearab

    Hitti arlette

    15 h 11, le 21 janvier 2026

  • Où sont les couronnes que l’OLJ a tressées suite à l’élection « imposée » de Joseph Aoun et la nomination du premier ministre ?

    Hitti arlette

    12 h 43, le 21 janvier 2026

  • Un journal n'a pas uniquement vocation à raconter une histoire, il a aussi le devoir de se mouiller et de révéler des faits et des vérités de manière à ce que les lecteurs soient informés des dessous des affaires et des dossiers. Il faut dénoncer les injustices et les abjections. Un peu de transparence et de courage. Ne soyez pas alliés aux hommes politiques, mafieux et arrivistes.

    Citoyen

    12 h 00, le 21 janvier 2026

  • Pourquoi cette nomination? A croire que notre pays manque de femmes ou d’hommes compétents et sans reproche. Cela ressemble à une provocation du peuple. Une de plus. Ça n’est pas glorifiant pour le nouveau pouvoir qui tente de rassembler le pays. On réfléchit puis on agit, et non le contraire. Le pays en a marre des corrompus à qui on renouvelle sa confiance alors que des patriotes peuvent les remplacer au pied levé.

    Sissi zayyat

    11 h 56, le 21 janvier 2026

  • "Nous nous engageons à ce que les nominations de première catégorie respectent les critères du mérite et de la compétence et favorisent la redevabilité dans la lutte contre la corruption. » ha ha ha. Dixit le président. Comment voulez-vous que le peuple soit intéressé par cette vie politique et ces politiques de m... et continue à espérer et à voter. La confiance s'érode et finira par être rompue. Rien ne changera dans ce pays. Les routes sont toujours aussi chaotiques, l'argent du peuple toujours volé, hezbollah continue à chanter sa partition, l'électricité est toujours aux abonnés absents

    Citoyen

    11 h 54, le 21 janvier 2026

  • "...l’intéressée est poursuivie en justice pour une affaire de corruption, mais aussi dans le cadre de l’enquête sur la double explosion de 2020 au port de Beyrouth". Affaire de corruption, oui, c'est déjà assez suffisant pour empêcher le gouvernement de proposer Mme Azzi. Mais pour ce qui est de la "double" explosion du port, qu'ils aillent arrêter et juger celui qui a émis la décision du déchargement de 2750 tonnes de nitrate d'ammonium au port, alors que pour importer 100 tonnes de cette matière explosive il faut un propriétaire ayant un permis ainsi qu'une aire de stockage bien sécurisée!

    Georges MELKI

    11 h 14, le 21 janvier 2026

  • y a de quoi être dégouté. et dire que certains parlaient de rentrer au liban dans un de vos articles "pour investir" . Dans un pays sans foi, sans loi, avec des méthodes archaiques. Si vous n'êtes PAS appuyés par tel ou tel autre Zaïm, votre dossier n'avance pas. Vous ne serez jamais choisis, recrutés, vous aurez à payer encore et encore pour "espérer" un début de solution..ESPERER mais pas de solution puisqu'au final, c'est le piston qui parle. Bref, Messieurs, à force de PARLER sans rien faire ( à tous les niveaux et à commencer par les armes illégales), vous nous vendez du vent. BON VENT

    LE FRANCOPHONE

    11 h 06, le 21 janvier 2026

  • triste qu'on doive re-confirmer le slogan d'octobre 2019: KELLON YAANI KELLON. TRISTE QUE LES FL soient de meche !

    L’acidulé

    09 h 54, le 21 janvier 2026

  • Décevant. La mafia continue a régné.

    Ma Realite

    08 h 50, le 21 janvier 2026

  • « Il ne suffit pas que l’exécutif soit mené par des gens honnêtes et jugés réformateurs pour s’attendre à un changement ».Non, en effet. Il faut aussi qu'ils soient indépendants des partis ar « Chaque parti veut avoir son mot à dire dans le choix des fonctionnaires de sa communauté », Le péché originel du tandem Aoun-Salam a été de former un gouvernement "d'union nationale" dont l'inefficacité ne s'est jamais démentie. Le patriarche Sfeir – de vénérable mémoire – comparait ce genre de formation à une charrette attelée aux deux extrémités.

    Yves Prevost

    08 h 06, le 21 janvier 2026

  • Dans ce cas particulier, plus ça change et plus c’est la même chose. La nomination, même avec la présomption d’innocence, est pour le moins maladroite. S’il est vrai que c’est pour contenter certains, on est mal partis pour le changement radical espéré et promis. Pas étonnant que Salam ait mal pris la chose. Ces malheureux parents des victimes, qui ont tout notre support, ne méritent pas du tout ce nouvel outrage. Mauvais point pour le gouvernement.

    NG

    04 h 24, le 21 janvier 2026

  • Je m’en fous que le ministre de la justice est proche de Kataeb et que l’intéressée est appuyée par Meerab. Si l’explosion de ces tonnes de nitrate s’est produite à Tripoli, est ce que le kataeb serait acharné comme ça pour défendre les victimes de l’explosion. Calcul politique et confessionnel assurément. Les articles y compris ceux de l’OLJ font référence à l’appartenance politique et surtout confessionnel le des intéressés mis en cause. OLJ on vous suit parce que vous êtes différents et à équidistance des parasites qui laminent le pays. Dénoncez ce qui entrave la justice. Bon courage.

    Jacques d

    02 h 33, le 21 janvier 2026

Retour en haut