Un drapeau des Etats-Unis. Photo AFP
Alors que les États-Unis ont annoncé mercredi la suspension des octrois de visas d'immigration pour les individus provenant de 75 pays, dont le Liban, le flou continue d'entourer cette annonce surprise. Qui est concerné par cette décision et qu'implique cette nouvelle mesure ?
Quid des demandes en cours et rendez-vous déjà fixés ?
Le département d'Etat américain a publié mercredi des directives sur son site web, expliquant que « les demandeurs de visa d’immigrant ressortissants des pays concernés peuvent déposer leur demande et se présenter à l’entretien », s'ils ont déjà un rendez-vous établi. « Le département continuera de programmer les rendez-vous, mais aucun visa d’immigrant ne sera délivré à ces ressortissants pendant cette suspension. »
Et pour les binationaux ?
Selon le département d’État, toute personne ayant deux nationalités, soit l'une des 75 pays concernés (cf. ci-dessous) par la suspension et une autre ne figurant pas dans cette liste, est exemptée de la suspension.
La décision est-elle rétroactive ?
Les visas d'immigration déjà délivrés ne sont pas révoqués pour l'heure, est-il souligné sur le site du département d'Etat. Toutefois, un câble envoyé aux agents consulaires américains en novembre, et qui leur demandait de s’assurer que les demandeurs de visas disposent de moyens financiers suffisants, ordonnait de refuser tout demandeur dont le visa a été « autorisé à l’impression » mais n’a pas encore été imprimé, ou dont le visa a été imprimé mais n’a pas quitté la section consulaire.
Qu'en est-il des autres types de visa ?
Cette suspension concerne spécifiquement les demandeurs de visa d’immigrant. « Les visas de tourisme sont des visas de non-immigrant », peut-on lire sur le site du département d’État.
Quand ces mesures commenceront-elles à être appliquées ?
La suspension des visas d'immigration devrait débuter le 21 janvier 2026.
Quel pays sont concernés ?
Les mesures annoncées concernent les demandes de ressortissants de ces pays : Afghanistan, Albanie, Algérie, Antigua-et-Barbuda, Arménie, Azerbaïdjan, Bahamas, Bangladesh, Barbade, Biélorussie, Belize, Bhoutan, Bosnie, Brésil, Birmanie, Cambodge, Cameroun, Cap-Vert, Colombie, Côte d’Ivoire, Cuba, République démocratique du Congo, Dominique, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Fidji, Gambie, Géorgie, Ghana, Grenade, Guatemala, Guinée, Haïti, Iran, Irak, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Kosovo, Koweït, Kirghizistan, Laos, Liban, Liberia, Libye, Macédoine, Moldavie, Mongolie, Monténégro, Maroc, Népal, Nicaragua, Nigeria, Pakistan, République du Congo, Russie, Rwanda, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, Syrie, Tanzanie, Thaïlande, Togo, Tunisie, Ouganda, Uruguay, Ouzbékistan et Yémen.
Pourquoi cette décision a-t-elle été prise ?
« Le président Trump a clairement indiqué que les immigrants doivent être financièrement autonomes et ne pas constituer une charge pour les Américains. Le département d'État procède actuellement à un examen complet de l'ensemble des politiques, réglementations et directives afin de garantir que les immigrants originaires de ces pays à haut risque ne bénéficient pas de l'aide sociale aux États-Unis et ne deviennent pas une charge pour la société », explique brièvement le département d'Etat américain.


Je préfère aller dans la jungle qu’aller aux États Unis
02 h 05, le 16 janvier 2026