Des manifestants brûlent des photos du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, devant l'ambassade d'Iran lors d'un rassemblement en soutien aux manifestations nationales en Iran, à Londres, en Grande-Bretagne, le 12 janvier 2026. Photo Toby Melville/Reuters
La France a convoqué l'ambassadeur iranien à Paris pour dénoncer la « violence d'État qui s'est abattue aveuglément sur les manifestants pacifiques », a annoncé le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot devant les députés français.
Plusieurs pays européens, notamment l'Espagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Finlande, le Portugal ou la Belgique, ont également annoncé ces dernières heures la convocation à leur ministère des Affaires étrangères du représentant de la République islamique dans leur pays. En Irlande, la cérémonie de présentation des lettres de créance du nouvel ambassadeur d’Iran a été reportée à Dublin.
Pour le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, la répression des manifestations qui agitent l'Iran depuis le 28 décembre est « intolérable, insupportable et inhumaine ». « Nous ne nous arrêterons pas là : il ne saurait y avoir aucune impunité pour ceux qui tournent leurs fusils contre des manifestants pacifiques », a affirmé le chef de la diplomatie française, évoquant les sanctions « rapides » contre Téhéran promises par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
De son côté, le ministre néerlandais des Affaires étrangères David van Weel s'est dit « profondément choqué par la répression sanglante des manifestants pacifiques » et a confirmé que l'ambassadeur avait été convoqué pour protester officiellement contre la réponse de l'Iran aux manifestations.
Dans une déclaration, il a cité l'usage excessif de la force contre les manifestants, les arrestations arbitraires à grande échelle et les coupures généralisées d'Internet. « L'Iran doit respecter les droits fondamentaux et rétablir immédiatement l'accès à Internet », a déclaré M. van Weel, ajoutant que les responsables des abus doivent être tenus pour responsables.
Il a déclaré que les Pays-Bas coordonnaient leur réponse avec leurs partenaires européens et soutenaient les sanctions de l'UE contre les responsables iraniens accusés de violations des droits de l'homme.

